Jean-Marc-Nicolas.GLettres à ÉvaHors-SérieLes nôtres.

Les nôtres.

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20 commentaires

Helen Mary Sands

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Il y a 5 mois

"nous ne regardons tout simplement pas dans la bonne direction"... c'est à la fois tragique et réconfortant...

Jean-Marc-Nicolas.G

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Il y a 5 mois

Sans doute parce que l'inconnu a toujours fait peur aux Hommes mais en même temps,réconfortants, parce que il n'y a peut-être pas le néant derrière le rideau.

Helen Mary Sands

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Il y a 5 mois

"Je ne vois à ce moment-là que des enfants perdus dans la nuit noire de la vie, dans le néant du destin..." - formule choc, tout est dit...

Jean-Marc-Nicolas.G

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Il y a 5 mois

Oui des enfants perdus dans la nuit comme nous le sommes tous en vérité. Nous pensons savoir, mais nous ne connaissons rien, nous pensons avoir compris, mais nous n'avons rien saisis, nous bouffonnons lorsque nous avons peur, nous crions parce que personne nous entends, parce que peut-être sommes-nous seuls dans cet immense univers. Ou bien sommes-nous entourés, peut-être veille t'on sur nous sans que nous en soyons conscients, nous ne regardons tout simplement pas dans la bonne direction et c'est pour cela que nous souffrons. Ils nous voient mais nous ne les voyons pas. Je pense à ces fourmis qui sont en procession , nous les voyons toutes mais aucune d'entre elles ne nous perçois. L’échelle des valeurs de conscience ne sont pas les mêmes.Alors peut-être que tant de souffrances chez les hommes, ne sont pas perçus de la même manière chez ceux qui nous observe.

Perrine

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Il y a 5 mois

Comment as tu pu croire que tu pouvais me déstabiliser ! C'est impossible, j'adore ton texte et admets qu'il fait parfois un temps d'orage intérieur quand on te lis, de peine de colère, comme ce que pense ces hommes en définitive. Je suis extrêmement touchée par ces hommes qui se battent, comme il le dit, dés enfants, eh oui des gosses qui sont hommes plus tôt que ceux d'aujourd'hui, mais ont toute la vie devant eux et là on leur enlève et ces femmes qui attendent dans le tourment, il n'y a pas de meilleure place mais aucune me semble enviable. Tu fais du haut vol avec un énorme calibre de tir (un peu d'humour sur le texte par rapport au sujet.) Bon courage à toi car ce qui sort en émotions de ton texte montre que ça te touche aussi autant que moi à la lecture.

Jean-Marc-Nicolas.G

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Il y a 5 mois

Oui tu as raison, c'est une bonne analyse, un bon ressenti, j'écris avec mes tripes, avec mon cœur, oui, je suis constamment en colère, de la bêtise des gens et des injustices mais avec le temps, notre caractère s'érode et on s'use, même si j'ai encore un aspect plus jeune que mon age, j'ai quand même l'age et par concequent tout un bouillon de culture à l’intérieur qui demeure en ébullition.Bien entendu c'est une colère contenue, je reste aimable et même doux et gentil (pas toujours, je suis un méridional)je m’éloigne juste de ceux qui n'ont aucun intérêt, tu penses, je n'ai plus envie de me forcer a être gentil si la personne m'agace. Je ne m’intéresse plus à la politique, sauf éventuellement la politique de proximité qui touche directement les conditions de vie des gens. Pour les autres ce n'est que l'argent et la carrière qui compte (affaire Fillon)Alors oui la première guerre mondiale est une aberration, c'est sans nom. Ce qui me révolte c'est que mis à part Raymond Poincaré notre président de la république, tous les souverains de cette époque étaient cousins, puisque petits fils de la reine Victoria, et se fréquentaient jusqu'à peu de temps avant le début du conflit. Pour reprendre la phrase d'un poète de cette époque, en gros, il y a des gens qui se connaissent bien qui ont décidés de se faire la guerre en utilisant des gens qui ne se connaissent pas. Ces messieurs étaient contrariés dans leur égo et leur fierté, alors ils nous ont envoyés nous entre tuer, c'est pratique comme cela et trop facile. Et tu peux expérimenter à travers mon texte ce qu'ils endurent ces hommes et ces femmes. Toute une génération sacrifiée qui n'avait rien demandé à personne et donc le seul désir était de vivre de leur modeste existence car il faut savoir qu'à cette époque mieux valait-il ne pas être de condition modeste car ce n’était pas le bonheur tous les jours au foyer mais enfin au moins profiter de la vie.Oui ça semble loin et si prés en même temps parce que ces gens ils étaient comme toi, comme moi. Ils ont aimés, ils ont eux peur, mal, ils ont aimés se réunir en famille pour un petit repas le dimanche. Le pire pour moi, c'est lorsque je me suis retrouvé là bas, je crois que ce jour là, je ne m'étais pas très bien rendu-compte où je me rendais et je suis arrivé en prenant une gifle en pleine figure!Ça, c'est tout moi, léger et insouciant au premier abord puis c'est la dégringolade au deuxième abord, et les larmes à peine contenues. La vérité en pleine face. Alors oui, ces amas de squelettes entassés dans l'ossuaire m'ont marqués à vie. J'ai croisé le regard de cet homme enfin de ce qui était son regard , ses orbites , deux trous noir et profonds qui semblent nous regarder nous, les touristes en chemise légère et en short. Il y a un putain de décalage que ça semble surréaliste. Tu sais il est arrivé parfois dans ma vie de rencontrer ce genre de situation (décalée) Bon je bazarette avec toi, je déteste lorsque je parle beaucoup et que je me livre comme ça, bien que déjà mon histoire y contribue largement pour ceux qui sont plus fins que les autres. A bientôt compagne de lecture.🤐😔😞🥺

Tichachat

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Il y a 5 mois

Toujours aussi dur et réaliste avec ce côté si humain, j'applaudis l'écrit et toi bien sûr, l'un sans l'autre n'existerait pas😉

Jean-Marc-Nicolas.G

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Il y a 5 mois

Merci de me suivre,c'est gentil de ta part, a bientôt.

Roseline Lambert

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Il y a 5 mois

heureusement, tu as épargné Raoul! Tout s'effondre, un chaos que l'on se prend en pleine figure à travers tes mots, merci !

Leoden

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Il y a 5 mois

putain de guerre, et je parle dans le sens large du terme.personne ne devrait connaitre se genre de choses, mais malheureusement on prend la vie si facilement et pour des choses si futiles. T.T