Empz Le temps de l'Abbadon Chapitre 2-2

Chapitre 2-2

Au bout de cinq minutes, j’ai commencé à sentir des picotements dans mon corps. Les picotements s’intensifient jusqu’à me faire perdre ma concentration. En ouvrant les yeux, je remarquai que tout le monde essayait de sentir le Léhiwélléh.


"-Jeune homme, que t’arrive-t-il ? En me voyant les yeux ouverts, le Professeur Lincoln se déplaça jusqu’à moi et me posa cette question.


-Désolé, Monsieur, c’est qu’après avoir senti le Léhiwélléh, mon corps a commencé à me piquer et ça m’a fait perdre ma concentration. J’étais tellement gêné d’être approché par le Professeur que mes yeux sont devenus humides.


-En voilà une bonne nouvelle. D’un coup, le professeur commença à parler, fort attirant l’attention sur nous. Écoutez-moi tous. Cette élève… Quel est ton nom ?


-R-Ray P-Ph. Tous ces regards sur moi. J’étais tellement impressionné que je n’arrivais même plus à prononcer mon nom. Alors j’ai tout simplement abandonné. Le Professeur me regardait étrangement, comme si je n’étais pas normal.


-Cette élève, Ray quelque chose. À réussir à sentir le Léhiwélléh et à expérimenter ce que vous serez tous ou presque amenés à vivre. Me regardant un instant et voyant mon regard fuyant, le Professeur soupira avant de reprendre. Il a ressenti des picotements dans son corps, ce qui est une bonne chose, je sais que vous pouvez tous y arriver.


Le professeur se tourna vers moi et me dit: Tu es prometteur, Ray, maintenant que tu peux ressentir le Léhiwélléh ambiant, concentre-toi sur l’énergie de ton corps. Sens le Léhiwélléh se mouvoir à l’intérieur. Au prochain cours, je veux que tu en sois capable, d’accord ? Bonne chance."


Après ces mots, plusieurs personnes ont grogné à mon encontre. À ce moment, je n’avais qu’une envie: me cacher aussi loin que possible. Une cloche sonna, le professeur annonça la fin du cours et le début de la pause du midi. Avant même que je puisse me lever, il y avait un petit groupe qui s’était formé autour de moi pour me féliciter. Tandis qu’au loin, j’avais remarqué que William Bunch et ses amis me regardaient avec haine mal caché tout en quittant la salle.


Une fois libéré de cette attaque sociale, je me suis enfin dirigé vers le self. Une fois arrivé, je remarquai qu'il y avait plus de personnes que pendant le cours. Quoiqu’il en soit, je me servi un repas et me dirigea vers une des tables vides. Sur le chemin, William essaya de me faire trébucher, mais je réussis à me rattraper de justesse.


“-Alors le chouchou du prof, on ne sait pas marcher ? Beaucoup de personnes s'étaient mises à rire. Je suis tellement en colère, mais je ne peux rien faire, je suis trop faible. Tout ce que je sais faire, c’est fuir, fuir encore, fuir et m’enfuir, je suis pathétique.


Enfin, passons à autre chose: les pensées négatives n'aident jamais. Je préfère me concentrer sur la nourriture.


Le repas était délicieux et équilibré: c’est un bol de poulet, de légumes grillés et de quinoa. On avait le choix d’ajouter un œuf dur et de l’avocat, mais je n’aime pas ça. Le dessert est lui aussi excellent. Un simple yaourt légèrement mentholé et mélangé à du miel. Je n’avais pas encore fini mon dessert qu’une personne arriva devant moi.


“-Bonjour. Je m’appelle Sophia, enchantée.


–Bonjour. Qu’est-ce qu’elle me veut, elle ? Elle vient sûrement se moquer.


-Tu es bien, Ray, non ? C’est bien toi l’élève le plus prometteur en magie ?


-Oui, c’est bien, moi. Qu’est-ce que tu me veux ? Je suis encore énervé de la tentative d’humiliation de William, alors ce n’est pas le moment de m’emmerder.


-J’en étais sûre, ma mémoire ne me trompe jamais. Excuse-moi de te déranger, je voulais juste savoir si je pouvais m'asseoir à ta table. Tu es seul, alors je me suis dit que ça serait une bonne idée de venir. Tu sais, moi aussi, je suis seule. Je ne connais personne ici.


-Tu, tu es seule ? Comment est-ce possible qu'une fille aussi mignonne et avenante puisse rester seule. Avant même que je ne m’en rende compte, j’avais prononcé mes pensées. La seule réaction que mon corps trouva était de se figer et de regarder son front pour éviter ses yeux.


-C’est gentil, merci. Elle rougit et commença à jouer avec ses cheveux châtains. Ses magnifiques yeux gris regardaient autour de nous, évitant mon regard. Son visage fin, habituellement pâle, était maintenant aussi rouge qu’un rubis la rendant encore plus mignonne.


Suite à cet incident, Sophia et moi avons sympathisé. Nous sommes rapidement devenus amis, sûrement à cause de notre isolement prolongé. L’après-midi, nous étions libres; alors, après avoir choisi des chambres individuelles côte à côte, nous sommes partis nous promener dans la plaine du temps. Après plusieurs minutes de marche et de discussion, nous avons trouvé l’endroit parfait pour nous poser.

C’était au bord d’un ruisseau, non loin d’un étang. Il y avait un gigantesque saule pleureur, tout blanc avec des petites lumières un peu partout à sa surface.


Là, nous nous sommes posés pour nous détendre. Au bout d’un moment, Sophia me proposa de nous entraîner à sentir le Léhiwélléh dans nos corps pour prendre de l’avance sur le prochain cours. Étrangement, la sensation de picotement était plus intense et venait plus rapidement que pendant le cours. Après plusieurs heures d'entraînement, on pouvait aisément sentir le Léhiwélléh, intérieur et extérieur, même sans se concentrer. Sur le chemin du retour, j’ai senti une sensation particulière. C’était comme s’il y avait plus de Léhiwélléh autour du saule pleureur que dans l’académie.


Les jours passaient et commençaient à se ressembler. Le matin, il y avait cours avec le professeur Lincoln. Après une semaine, il nous a appris à sentir les mouvements du Léhiwélléh à l’extérieur et à l’intérieur de notre corps. Mais aussi que le Léhiwélléh pouvait répondre à la volonté d’une personne si elle était suffisamment forte, ce qui était la base de la magie. Et l’après-midi, Sophia et moi allons au saule pleureur pour nous entraîner. Notre progression était rapide et on arrivait à comprendre rapidement les quelques points difficiles des cours. Jusqu’à ce cours où le Professeur avait une annonce particulière.


“Cher élève, je suis heureux de vous annoncer que bientôt aura lieu la cérémonie du Puit. Cette cérémonie vous permettra d’éveiller votre véritable potentiel et de vous faire enfin commencer le programme chargé de l’académie. Les détails de la cérémonie vous seront expliqués le jour où elle aura lieu. Retenez juste que plus vous sentirez le Léhiwélléh, mieux ce sera.”


L’annonce nous a tous beaucoup intrigués. En particulier les derniers mots. Sophia m’a alors proposé de nous entraîner pour avoir de l’avance. Après l'entraînement, elle me regarda et me dit:


“Ray, j’ai quelque chose à te montrer, suis-moi.” Sa demande était inattendue, mais je la suivais. Elle m’emmena devant une porte avant de dire:


“C’est ici qu’entre et sort le Professeur Lincoln ainsi que le personnel de l’académie. Et si nous y allions, on pourrait en découvrir plus sur cette cérémonie ?”

Tu as aimé ce chapitre ?

5

5 commentaires

Anna C

-

Il y a 6 mois

Je te conseille aussi de te relire pour les questions de temps. Par exemple, au présent, les terminaisons des conjugaisons ne sont pas des "a", mais plutôt "ais" et "ai". "Quoiqu’il en soit, je me servi un repas et me dirigea vers une des tables vides" Tu mélanges aussi par moment avec le présent comme avec le passage où le protagoniste pense à la nourriture. Dernier point, comme déjà dit avant, je te conseille de travailler davantage sur ce que ressent ton protagoniste étant donné qu'on se trouve dans un point de vue interne.:0 Voilà, j'espère que vela pourra t'aider, vraiment, prends ton temps pour écrire, te relire et peaufiner tes chapitres et tu pourras gagner en dynamisme et fluidité. ^^

Anna C

-

Il y a 6 mois

Attention à tes descriptions qui ici sont pratiquement tous emmêlés dans les lignes même des dialogues, ce qui peut perdre davantage le lecteur dans la lecture. Autre remarque, je te conseille de bien te relire, que ce soit pour les questions de répétitions, comme pour "picotements" par exemple. Je te conseille des synonymes, voire même d'autres formulations et un jeu avec les mots par des comparaisons, type: "des démangeaisons", "des fourmis qui remontent dans le dos". Cela pourrait enrichir davantage ton vocabulaire et rendre un peu plus fluide le texte.

Empz

-

Il y a 6 mois

Merci pour tous tes conseils, ils me sont d'une grande aide.

Camille Salomon

-

Il y a 6 mois

Pour tes dialogues, je te conseille de mettre tes incises plutôt avant la prise de parole pour éviter de couper celle-ci. Par exemple : En me voyant les yeux ouverts, le Professeur… me posa cette question : « Jeune homme, que t’arrive-t-il ? ». Concernant le bégaiement, je pense qu’avec des points de suspension le lecteur comprendra mieux 😊 J’aime beaucoup le nom de cérémonie du Puits 😊 Et aussi, dernier petit conseil, n’hésite pas à écrire les dialogues plutôt que de mettre : elle me proposa. Ca dynamisera davantage, seulement si ça peut être utile évidemment !

Empz

-

Il y a 6 mois

Merci beaucoup pour tes conseils.
Vous êtes hors connexion. Certaines actions sont désactivées.

Cookies

Nous utilisons des cookies d’origine et des cookies tiers. Ces cookies sont destinés à vous offrir une navigation optimisée sur ce site web et de nous donner un aperçu de son utilisation, en vue de l’amélioration des services que nous offrons. En poursuivant votre navigation, nous considérons que vous acceptez l’usage des cookies.