Annastacia La Bruxa La recette de la soupe

La recette de la soupe

Des feuilles mortes, de la cire qui coulait encore sur les marches d’escaliers, et une maison grinçante, voilà ce qu’on apercevait en s’écartant légèrement de ce petit village du Portugal. Les enfants avaient reçu l’ordre de ne jamais passer devant, et encore moins la nuit. On disait que la « bruxa » aimait manger les enfants trop bruyants qui la dérangeaient durant ses potions, ou encore qu’elle les attendait patiemment sur le palier pour se servir d’eux comme de petits esclaves, ou de petits cobayes à ses expériences de magie noire. On est en 1970, et les portugais meurent de faim sous la dictature de Salazar, ils sont fatigués et énervés de la guerre, leurs émotions ; en montagne russe. Les mamies cuisinent ce qu’elles on sous la main et cela ne plait pas gustativement à la famille, mais le pot sur le feu est toujours rempli des mêmes légumes qui peinent à pousser dans le champ, ils sont cuis à l’eau ou à la vapeur sans sel, sans viande, et aucune épice est présente pour tenter de changer ne serait-ce qu’un minimum cette purée journalière au gout, pas vraiment défini, et à la texture pâteuse. Le père qui rentre du combat en Afrique, la mère qui a passer la journée entière à astiquer la maison, laver le linge et donné le bain aux enfants avalaient sans discuter, mais les enfants eux, un peu plus difficiles avaient besoin d’une histoire effrayante pour les motiver à se nourrir. Heureusement pour les parents, la bruxa qui effrayait tous les mômes du village, n’avait pas épargner les leurs, et ils disaient alors, que s’ils ne finissaient pas leur soupe, ils deviendront eux-mêmes le prochain aliment préféré de la bruxa. Elle fait peur cette sorcière, bruxa, en portugais ; elle à la dos courbé, une verrue sur le nez, des poils noirs et épais qui lui sortent des orifices du visage, une bosse sur le front, et sa voix est incompréhensible et particulièrement aigue. Une veuve du village prénommée Maria, a dit qu’elle avait vu la Bruxa au cimetière, quand elle était allée voir son défunt mari, et elle l’a vue ramasser de la terre au cimentière et l’avait suivie, vivant ainsi une expérience d’enquête incroyable, se disant qu’elle allait devenir le centre d’attention de tout le monde, avec une histoire pareille. Mais son cœur à faillit lâcher quand elle a vue de ses propres yeux noirs, la sorcière déposer la terre maudite sur le paillasson d’une famille bourgeoise, dans laquelle on entendait des enfants rire. Maria c’est rappelée de cette histoire, au Cap vert, d’une petite fille de six ans qui avait ouvert la porte de la maison avant même que ses parents soient réveillés pour leur faire une surprise dans la jardin, elle avait trouvé de la terre sur le seuil de la porte mais n’y avait pas prêté attention, après tout, de la terre, il y en a de partout, mais petit à petit, elle a assister à la mort de toute sa famille, impuissante, avant de mourir elle-même dans un accident étrange. Maria a donc couru devant la maison bourgeoise et à balayer la terre, de ses propres mains, en priant pour que personne ne meure. Elle a couru au village et c’est dépêchée de tout raconter à ses voisines qui elles mêmes on raconté à la poissonnière, le garçon qui vendait des cigarettes prêt de la route, l’éleveuse de poules, le boucher, et très rapidement tout le monde savait. Les enfants venaient voir Maria, pour savoir si la bruxa l’avait attaquée, et en rigolant elle racontait des anecdotes folles et effrayantes, tout le droit sorties de son imagination. Le soir elle balayait plusieurs fois devant sa porte, ne sait-on jamais, et allait jusqu’à la maison bourgeoise dans sont habit de deuil le plus complet afin que personne ne la reconnaisse et vérifiait que les enfants soient en vie, avant de retourner chez elle, plus sereine, tripotant son chapelet. Une semaine plus tard, les enfants ayant digérée cette histoire ont rassemblés leur petit courage, on escalader le portail du jardin de la sorcière, mais il n’eurent pas le temps d’avancer car à peine leurs pieds posés sur la terre sèche de ce qui semblait être un ancien potager, la bruxa arriva, une hache à la main, criant qu’elle allait tous les tuer. Les enfants se sont mit à courir dans tous les sens, escalader le plus vite possible, mais cette fois pour retourner dans leurs maisons, en hurlant de toutes les forces qu’ils avaient dans leurs minuscules gorges, et se dépêchèrent d’aller se réfugier sous les jupes de leurs mères qui n’avaient même pas remarquer leur absence, étonnées de les voir courir de cette façon dans leur direction. Cette histoire fut de trop, les hommes ayant encore leur têtes ou leur corps étaient repartis en Angola, et les femmes se retrouvaient seules, inquiètes, mais surtout très en colère contre celle qui avait oser menacer leurs précieuses progénitures. Elles on alors, elles aussi réuni leur courage, recueilli des tomates pourries, et sont allées les lancer sur la façade de la maison de cette maudite sorcière, sous les yeux désaprouvateurs de leurs ainées, qui savaient qu’elle allait se venger. Maria, en rentrant du marché, voyant les tomates, a crier :

- Mais bon sang ! Ne la cherchez pas ! Cette femme est folle et Dieu seul sait de quoi elle est capable !

Les journées passaient lentement avec la peur enfouie dans le ventre que la bruxa apparaisse et fasse quelque chose de mauvais. Les vieilles femmes restaient la journée entière à leurs fenêtres pour observer chaque fait et geste de celle, dont on n’osait même plus prononcer le nom, puis passa une semaine, un mois, une année, quelques hommes ont pu revenir passer un week end ou deux au pays offrant des fruits et légumes exotiques à leurs femmes, des tissus africains avec lesquels elles pourront coudre des vêtements et des bonnes ou mauvaises nouvelles à celles qui n’ont pas eu la chance de voir leur mari revenir avec eux. Une rumeur circulait sur le fait que des hommes avaient protester contre la guerre. Tout le monde en avait raz le bol de se colonialisme ridicule qui fessait souffrir chaque camp et ne semblait profiter qu’à une poignée d’Hommes qu’on apercevait jamais. Des hommes avaient été emprisonnés, on dit même torturés, pour avoir oser désapprouver les ordres de guerre. Rapidement, plus personne ne semblait se soucier de la sorcière, après tout, personne ne l’avait aperçue depuis longtemps, peut-être était-elle morte, elle n’avait pas de famille pour lui rendre visite et il n’y avait aucune autre manière de vérifier.

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10

10 commentaires

QueenWriter

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Il y a 5 ans

Alors, ton histoire semble avoir du potentiel. Des descriptions bien maitrisées, une histoire originale où se construit un mythe autour de la fameuse "bruxa". Intéressant. Jusque-là, l'intrigue reste un peu floue, mais je suppose que ça va s’éclaircir au fur et à mesure des chapitres. Toutefois, quelques petits défauts : -J'ai remarqué quelques fautes, souvent les mêmes des "on" à la place de "ont", ou encore le verbe avoir mal conjugué. Des fautes assez critiques, ce qui est dommage étant donné la qualité de la plume. -Aussi, toujours sur la forme, ce serait plus agréable à lire s'il y avait un peu plus d'espaces plutôt qu'un bloc de description.

quentinL

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Il y a 5 ans

Ce premier chapitre nous plonge dans une histoire rocambolesque, le récit est très bien écrit certes on peut relever quelque faute d'orthographe mais cette histoire nous plonge totalement au point d'avoir l'impression de l'avoir vécu juste en la lisant, Hâte de lire la suite!

Annelise84

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Il y a 5 ans

J'aime beaucoup ce début. Tu nous fait voyager. C'est intéressant. Je vais de suite lire la suite N'hésite pas à jeter un œil à "la bataille des brumes" pour me dire ce que tu en penses

Annastacia

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Il y a 5 ans

Merci pour ton commentaire ! Je vais y jeter un coup d'œil

Sam Laurent

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Il y a 5 ans

J aime bcp le contexte qui me ramène à mes grands parents Mais attention aux fautes et à la ponctuation Penses aussi à espacer tes paragraphes pour une meilleure lecture 😉

Annastacia

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Il y a 5 ans

Merci pour vos conseils ! L'orthographe n'est pas mon meilleur atout ^^

Alex64

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Il y a 5 ans

L'histoire commence parfaitement, dés le début Annastacia tu nous met dans un contexte qui nous permet de mieux visualiser le monde dans lequel la bruxa appartient

Sand Canavaggia

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Il y a 5 ans

Je démarre ma lecture en préparation de leur soupe sans goût et je ne peux m'empêcher de penser à l'histoire de la soupe de pierre mais bien sûr pas la même philosophie au terme de la préparation. Et après la Bruxa engage et ce n'est qu'un sentiment d'effroi qui en découle jusqu'aux tomates et bling sa disparition puis personne qui s'en soucie, soulagé de ne plus la voir finalement, effrayer les enfants. Très intriguant départ qui me pousse à tourner la page vers l'autre chapitre.

Weslou

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Il y a 5 ans

Ce chapitre, est le seul article m'ayant donné envie de continuer à lire !

Annastacia

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Il y a 5 ans

Merci énormément !
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