Fyctia
Chapitre 4.4 : Il
— Monsieur de la Framboisière, c'est un véritable plaisir de vous rencontrer. Laissez-moi vous introduire ma fille, Orna. Je ne comptais pas l'amener aujourd'hui, mais elle a fortement insisté pour vous rencontrer.
Que c'est étonnant...
— Ravie de faire votre connaissance, mademoiselle.
Elle rougit aussitôt et je lui offre un baisemain tout ce qu'il y a de plus royal. Tu vois, Alex, je respecte les femmes, pensé-je aussitôt.
— Installez-vous, je vous en prie.
La blonde s'assoie, non sans relever légèrement sa jupe déjà très courte dévoilant ses jambes nues. Elle n'a pas froid aux yeux en ce mois de décembre celle-ci et la pudeur est loin de l'étouffer. Son père remarque immédiatement où mon regard se porte et sourit comme s'il avait déjà gagné mon soutien. Seulement Monsieur Sunshine ne me connaît pas. Il y a bien longtemps que je sépare le sexe du travail et plus aucune femme n'influencera mes choix ou ne me fera perdre la tête.
— Qu'avez-vous pensé de mon projet ? demande-t-il, en lorgnant sur son dossier volontairement laissé ouvert.
Mes pupilles le balayent de haut en bas. Ses lunettes rectangulaires tombent sur son nez et des perles de sueurs coulent le long de ses tempes. Ah, ce que j'aime être en position de force surtout avec ce genre de vautours. Je croise les doigts, les coudes appuyés sur mes accoudoirs pour plus d'impact.
— Monsieur Sunshine, j'ai porté grande attention aux données que vous m'avez fourni. Après une profonde analyse de votre invention, je suis au regret de vous annoncer que nous ne pourrons pas vous apporter l'aide que vous désirez aujourd'hui. Comprenez que trop de parts d'ombre subsistent.
En lisant son projet rapidement, un amateur ne verrait pas l'arnaque et crierait au miracle du siècle, mais Monsieur Sunshine est aussi faux que la coloration blond platine de sa fille. Transformer l'énergie fournit par les séismes et les tremblements de terre en électricité. Au premier regard, une idée innocente. Sa méthode fait appel à des données scientifiques fiables sous couvert de grands chercheurs et il fournit même une vidéo de démonstration.
Seulement, je ne suis pas né de la dernière pluie et les failles de cette invention s'avèrent colossales. Imaginez le scandale si la population venait à apprendre qu'une entreprise se servait de catastrophes naturelles, peut-être même en déclenchait ou augmentait leur puissance, pour du profit. Ce serait un tollé et ternirait l'image de la compagnie que mon père a créé. Nous perdrions des millions en communication et en procès, Malia et David en auraient des cernes et nous gérons suffisamment de scandales en ce moment.
— Monsieur de la Framboisière, permettez-moi de vous éclairer si besoin...
— Ma décision est prise, tranché-je, et je ne reviendrais pas dessus. Vous pouvez dès à présent disposer.
Ses sourcils se froncent et il se lève d'un bond.
— Orna, suis-moi.
Blondie se mord la lèvre et me lance un regard suppliant, mais si elle me veut, elle devra dire non à Papa. Elle se lève et chuchote à l'oreille de son père. Les lèvres de ce dernier, aussi dodues que sa personne, s'étirent. Il n'est pas difficile de savoir ce qu'elle lui a dit, sûrement qu'elle tenterait de me convaincre en usant de ses charmes.
Ce n'est pas la première et malheureusement pas la dernière à tenter de se servir de moi pour ses intérêts. Monsieur Sunshine, lui, voit là une opportunité en or et se moque complètement de vendre sa fille. Il sort et Samantha le raccompagnera dans la salle d'attente à l'opposé de mon bureau. Mon futur encas se hisse sur le plateau de verre, toutes griffes dehors.
— Monsieur de la Framboisière, j'étais impatiente de vous rencontrer. J'ai entendu beaucoup de choses à votre sujet...
— Suis-je à la hauteur de vos attentes ? la coupé-je.
D'une main, je saisis ses cheveux et les tire légèrement. Elle gémit, mais c'est loin d'être satisfaisant.
— Vous les dépassez grandement, halète-t-elle.
Je me saisis de son menton et plante mes yeux dans ses iris marron foncé.
— Poupée, fais-moi bander.
Difficile d'être plus direct, mais nous savons tous les deux qu'elle n'est pas là pour apprendre à me connaître. Non, elle me connaît déjà à travers les articles et les rumeurs, pourquoi creuser plus loin ?
Elle descend du bureau et ouvre sa chemise, révélant sa poitrine nue. Le côté vitré ne la dérange absolument pas. Un couloir nous sépare tout de même de ma secrétaire et nous isole du reste de l'étage, mais souvent j'ai droit à une ou deux interrogations. Orna retire ma ceinture, baisse mon caleçon et ses mains passent à l'action. Ma prise autour de ses cheveux se resserre, elle n'est pas mauvaise. Je la retourne contre le bureau et contemple son petit cul, bien plus mignon que sa gueule. Mes doigts se glissent dans son intimité trempée et elle s'agrippe au plateau en gémissant. Ma paume se plaque sur ses lèvres.
— Poupée, pas si fort. Tu ne voudrais pas que Papa t'entende.
J'enfile une capote récupérée dans un des tiroirs et passe à l'action. Elle est de plus en plus haletante et émet de petits cris de plaisir. Mes doigts se replacent sur sa bouche. Elle les suce et étrangement je ne trouve pas ça très agréable. Je ne sais pas si c'est à cause des paroles d'Alex ou de mon manque de sommeil, mais je ne prends pas vraiment mon pied. Zéro étincelle, pas la moindre explosion.
Notre affaire terminée, sa petite poitrine se colle à moi et ses bras s'enroulent autour de ma nuque. Alerte ! hurle mon cerveau. Ses yeux m'implorent de l'embrasser. Seulement, je prends, je ne donne plus. Je la repousse et ses sourcils se froncent légèrement. Chacun de mes nerfs le ressent, elle va me faire chier. C'est pour ça que c'est mieux quand elles dorment, comme ça je me barre et mon majordome les fout dehors.
— Monsieur de la Framboisière, je...
Elle inspire profondément et je sais déjà ce qui va suivre, mais hors de question de l'entendre, alors je me jette sur son cou comme un charognard et la mord. J'aspire sa peau, la relâche et recommence jusqu'à laisser une marque et aucun autre mot ne sort de sa bouche. Me demander mon numéro alors qu'elle connaît ma réputation, n'importe quoi. En même temps, qui ne la connaît pas ? me dirait Alex.
— Dehors.
Les perles salées qui glissent le long de ses joues ne me font plus d'effet depuis longtemps. Elle les essuie d'un revers de main et me lance le regard le plus dédaigneux qui existe. Mais franchement elle s'attendait à quoi ? Des fleurs et des chocolats ? Un premier rendez-vous ? Ou à obtenir un contrat pour son père et me siffler ma fortune...
16 commentaires
Cirkannah
-
Il y a 4 ans
Cléoda Iseth
-
Il y a 4 ans
Amandine_grn
-
Il y a 4 ans
Cléoda Iseth
-
Il y a 4 ans
Fanfan Dekdes
-
Il y a 4 ans
Cléoda Iseth
-
Il y a 4 ans
kleo
-
Il y a 4 ans
Cléoda Iseth
-
Il y a 4 ans
Princilia Daci
-
Il y a 4 ans
Cléoda Iseth
-
Il y a 4 ans