elisa_fcd Es-tu là ? Chapitre 4

Chapitre 4


Minuit passé, je m’étais posée en tailleur sur ma chaise de bureau, les lettres à la main en essayant de voir si il n’y avait pas un message codé quelque part. Mon père était le roi des mots cachés dans ses textes. A l’anniversaire de mes 7 ans, il avait caché les mots « on. va. au. parc. aventure. ce. weekend. » dans l’énorme pavé qu’il avait écrit à la main. Je cherchai pendant une heure, dans l’espoir de le retrouver ou trouver l’endroit où il se cachait. Les seuls mots dissimulés que j’avais trouvés étaient « je t’aime ma puce ». Ce qui été écrit, ne me rassurait pas du tout. Cela pouvait signifier que je ne le reverrai plus, qu’il était mort ? Il fallait que j’en sache plus. Je sentis un vide envahir mon corps, sa présence me manquait terriblement. J’éclatai en sanglot car je me retrouvai face à un code indéchiffrable. Et si il n’y avait aucun code et qu’il était juste parti car il en avait marre? Je ne pouvais pas abandonner. Même si il fallait que je continue jusqu’au petit matin je le ferai! Je n’avais rien à perdre. Nous n’avions pas cours demain de toutes façons.


1h30 du matin, j’arrêtai mes recherches, cela m’avait mis à bout. Dans mon ancienne maison, j’avais un rituel, je me posai sur le rebord de ma fenêtre et regardai les étoiles. Souvent je voyais un inconnu passer en vélo. On se voyait de plus en plus souvent, régulièrement le soir. Au bout d’un moment, je lui ai fait un signe de la main pour qu’il vienne me rejoindre. Tout les jeudis, c’était notre rituel, regarder les étoiles ensemble. On se rapprochait de plus en plus et un soir on s’était embrassé. On avait officialisé notre couple. Je l’avais présenté à mes parents et ils l’avaient accepté. Je vivais mon première amour, un amour parfait jusqu’au jour où il avait décidé de mettre fin à ses jours… Il évoquait souvent ses problèmes familiaux mais me disait de ne pas s’inquiéter pour lui, sauf que j’aurai dû. Dans sa lettre d’au revoir, il me racontait que ce n’était plus plus possible et s’était pendu. Une larme coula le long de mon visage, j’avais perdu mon première amour celui qu’on vit qu’une fois dans notre vie. J’étais déterminée à ne plus perdre personne bêtement, il fallait que je me montre forte. Le garçon des toilettes me faisait étrangement penser à lui mais il ne pouvait pas simulé un suicide c’était impossible. Il voulait peut-être partir de ma vie. On me reprochait souvent que j’étais trop collante mais quand même! Il y avait un degré à ne pas dépasser. Ce détail était de trop, j’étais épuisée. Je m’endormi très vite.


Ma mère annonça en criant l’heure du petit déjeuné. Son cri me fit sursauté. Je regardai mon réveil, il était à peine dix heures, je n’avais eu que huit heures de sommeil à peu près. La flemme s’empara de mon corps, je mis ma tête sous mon oreiller pour cacher la lumière du soleil. J’avais oublié de fermer les volets ce qui signifiait le niveau de fatigue que j’avais accumulé hier. Les cris de ma mère se faisaient de plus en plus fort je répondis

J’ARRIVE, d’un ton agacé.

Je dévalai les escaliers quand j’aperçus mon beau père. Je le fusillais du regard. Ce n’était qu’un gros porc, Ava. Certes, il va te laisser des séquelles mais ignore le, il n’en vaut pas la peine. Je continuai ma marche, déterminée. Quand j’arrivai au petit déjeuné, le sourire sur mon visage se transforma en une mine dégouttée.

Elle avait préparé des pattes et de la viande pour le petit déjeuné. Elle s’écria:

Brunch surprise!

Mon père et moi, avions horreur de ses brunchs surprises. Ma mère prenait tout ce qu’il lui passait sous la main pour ce brunch et faisait des combinaisons assez bizarres et dégoutantes. Notre rituel, avec mon père, c’était que le soir on se faisait livrer notre plat préféré, pour rattraper le mauvais brunch du matin.


Ce matin, je n’avais pas faim, j’avais même plus envie de vomir. La nourriture me dégoutait. Je ne comprenais pas ceci car j’avais toujours aimé manger. Cette nuit avait changé plein de choses en moi. C’était comme si, ce n’était plus moi mais quelqu’un d’autre qui avait pris possession de mon corps. Ce qui n’était pas faux, vu ce qu’il s’était passé hier. Plus rien ne m’appartenait, même plus mon corps. Je mis les pieds sous la table, à contre coeur. Ava il ne faut pas que tu lui montres tes faiblesses, il pourra en jouer d’avantage contre toi. Je pris ma fourchette, mes mains tremblotaient à l’idée qu’un aliment rentre dans mon estomac. J’avalai quand même à contre coeur. Je fis un petit bruit de dégout que ma mère remarqua. Elle avait l’air de ne pas comprendre pourquoi je n’étais pas contente de manger. Si tu savais maman… Je continuai à manger comme si de rien n’était. Je savais que j’allais tout recracher aux toilettes. Je finis mon assiette très vite, je ne pouvais voir la tête de personne, j’étais saoulée. Je quittai la table et je montai à très grande vitesse les escaliers pour aller me faire vomir. J’atteignis les toilettes quand je vis flou et tombai au sol…


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1 commentaire

Janicelesmaux

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Il y a 2 ans

là c'est beaucoup mieux plus que les tirets cadratins et on est impeccable !
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