Fyctia
chapitre 3.1
Ava! cria Vince, mon copain. Il n’était pas bien. Il avait besoin d’aide, mon aide. Il était pendu, dans son garage. Il était accroché à la poutre au-dessus de lui. Cette image me figea sur place, je n’arrivais plus à bouger. Il fallait que je le sorte de là avant qu’il ne soit trop tard. Je paniquais de plus en plus. Plus les minutes passaient, plus son espérance de vie diminuait. Je galérais à l’enlever. Il suffoquait de plus en plus, sa respiration devenait lourde. J’étais en train de le perdre, de perdre mon premier amour, de perdre celui qui me tenait en vie. Mes larmes commençaient à monter. Il fallait que je me reprenne car il ne pouvait pas mourir comme ça. Je pris mon téléphone et composa le numéro “15”. C’était celui des pompiers. J’entendis une voix d’homme:
Bonjour, vous êtes bien chez le samu. Comment puis-je vous aider?
Je ne pris même pas le temps de lui dire bonjour que je commençais déjà à lui énoncer l’adresse. Il reprit.
Reçu. Nos patrouilles arrivent au plus vite.
Cinq minutes. Cinq minutes, c’était écoulé entre l’appel et le moment où j'aperçus le camion de pompiers. Ils l’embarquèrent directement. Sa peau était devenue violette, il était à l’agonie. Mon cœur battait la chamade. Il pouvait ne pas s’en sortir.
Pendant tout le trajet, je priais pour qu’il s’en sorte. Si il ne s’en sortait, pas je ne sais pas comment j’expliquerais cela à sa famille même si il n’éprouvait aucun amour envers eux, je devais les tenir au courant que leur fils avait mis fin à ses jours. Beaucoup de pensés noirs avaient envahi ma tête, pour moi son âme était morte. Il était mort. Je fondis en larmes. Je m’en voulais tellement. Si il ne s’en sortait pas ça sera ma faute, ma putain de faute. J’aurais été incapable de sauver une vie, sa putain de vie.
Vide. je me sentais vide. Il me manquait terriblement. Il était stable, ses constantes normales, mais son âme était morte. Ma vie n’aurait aucun sens sans lui. C’était le soleil de mes journées. Il les illuminait rien qu’avec sa présence. Il rendait mes journées meilleures, il me faisait sourire, c’était le seul qui me procurait cet effet là.
Dix minutes plus tard, nous arrivâmes à l'hôpital. Je tremblais, il ne pouvait pas me laisser. Seule face au monde alors qu’on s’était promis “nous face au monde”. Directement arrivé aux urgences, il fut pris en charge. Il allait s’en sortir. Il se comportait comme un battant tout le temps, pourquoi allait-il nous lâcher maintenant?
Une heure. Une heure qu’il était plongé dans un coma artificiel, pour pas qu’il nous lâche. J’avais confiance en lui, il ne peut pas me laisser comme ça.
J’étais à son chevet. Le coma allait être retiré, il était enfin en état de revenir parmi nous. Je lui murmurais entre deux sanglot :
Vince tu te rappelles comment on s’est rencontré ? Moi je me rappelle bien tu passais chaque soir devant ma chambre, en vélo. Un soir je t’ai dit que tu pouvais me rejoindre et tu l’as fait. tu es venu et tous les jeudis c’était notre rituel.
Il ne réagissait pas. Je vis son pou tombait à zéro. Cinq infirmières ont déboulé dans la chambre l’air paniqué. Elles m’ont dit qu’il n’allait pas s’en sortir, je ne voulais pas, je n’arrivais pas à y croire.
Réveille toi Ava! fit une voix que je ne connaissais pas.
Tout ceci n’était qu’un rêve. En ce moment, je faisais beaucoup de cauchemars dans ce style. Je voulais sauver mon premier amour mais je ne pouvais pas. Jour après jour, le même cauchemar se répétait.
1 commentaire
Morgane Rigan
-
Il y a 2 ans