Fyctia
Vide part1
Mon coeur commença à accélérer, cela pouvait m’attirer de gros ennuis. J’avais tellement peur de me retourner mais il fallait que je le fasse. 1…2…3… nan je n’y arrive pas, on recommence. Cette fois ci je comptai à haute voix 1, 2, 3. Je me retournai et vis mon beau père, le pervers, en train de me mâter. Il m’avait attendu à l’arrêt de bus. Beurk quel psychopathe celui ci. Je soufflai, d’un air soulagé, mais pas trop non plus, mon beau père n’était pas si clean que ça. Nous arrivâmes à la maison, nous nous étions échangé ni un regard, ni un mot.
Quand je rentrai à la maison, il n’y avait pas ma mère, juste mon beau père et moi. On pouvait s’attendre au pire avec lui. Il avait un passé, comment dire, assez sombre… Plusieurs vols avec armes, agressions munies d’armes blanches et des viols. Il n’avait pris que cinq ans de prison car il n’y avait apparemment pas de preuves formelles. Il a dû les détruire plutôt, oui. Pour vous mettre dans le contexte, ma mère est avocate et a été l’avocate de mon beau père, ils sont tombés amoureux et puis voilà, un an après il décide d’emménager ensemble dans une grande villa à Boston. Le rêve.
Je posai mon sac dans ma chambre. Au moment où je me posai sur mon lit j'entendis une deuxième voix masculine dans la maison. Je n'avais pas entendu la porte d'entrée s'ouvrir, était-il au téléphone? Je me crispai aussitôt. Une voix grave fit au téléphone : je t'ai couvert une fois, tu m'as bien mis dans la sauce, que cela ne se reproduise plus Jack! Jack ? Mon beau père s'appelait James. C'est quoi ça encore, il nous a pas dit son vrai prénom? Nous cache-il un énorme secret parmi tout les autres ? Tout s'entremêla dans ma tête, je me posai dix milles questions, encore plus que d'habitude. Ce type n'est vraiment pas net. Et si il avait tué mon père ? Je me figeai sur place, cette idée me glaçait le sang, il voulait peut être du mal à ma mère. Même si je lui en voulais c'était ma mère! Celle qui m'avait mit au monde! Le fait de nous savoir potentiellement en danger glaçait encore plus mon sang. J'entendis les pas lourds de mon beau père se rapprocher de ma chambre, je me mis sur la chaise de mon bureau histoire de faire semblant de travailler, pour qu'il ne s'approche pas de moi.
Ava ? lança mon beau père.
Oui? répondis-je d’un ton apeuré.
Quoi que tu es entendu tu ne diras rien à ta mère sinon tu vas le sentir passer.
Je fis mine de n’avoir pas compris alors que la peur envahissait toujours mon corps. Sur ce, il partit. Ouf j’ai cru que c’était mes dernières minutes sur cette terre.
L’heure qui suivie me parut une éternité. Mais James, ou Jack je sais pas, tournait en rond devant ma chambre je ne comprenais pas pourquoi, jusqu’au moment où il entra en vitesse et me mis sa main sur ma bouche. Je n’arrivai plus à respirer. Il commença à enlever mes vêtements et me répéter en boucle de me laisser faire et de ne pas crier, sinon ça allait mal se passer. Il touchait mes seins, sa main commençait à descendre sur mes reins mais la porte d’entrée claqua. Il arrêta tout mouvement et me demanda d’un ton sec de me rhabiller. J’étais encore sous le choc, j’avais les yeux fermés… Je sentais juste ses doigts sur mon corps. Tout cela me donnait la nausée, mais je devais tout nier et cacher. Je me rhabillai et descendis faire la bise à ma mère. Elle me posa dix milles questions sur ma rentrée, si je m’étais fait des amis, comment était le lycée…Ma tête était là, mais pas mon cerveau. Je lui répondis que j’étais trop fatiguée pour répondre à ses questions. Elle pouvait me les poser demain. Mon beau père me lança un regard noir… Il ne voulait pas que ma mère découvre notre secret. Je parie qu’elle n’en aurait rien à faire et qu’elle me répondrait « ce n’est pas mes affaires ». Je n’avais pas faim alors je remontai dans ma chambre tranquillement.
Quand j’atteignis l’entrée de ma chambre, tout les flashs de l’heure qui avait précédée, me donnaient la nausée. Je m’en voulais de n’avoir rien pu faire et rien pu dire, car la peur avait envahi mon corps. Je me posai sur mon bureau, face à moi il y avait ce taille crayon. L’envie de le démonter me brûlait intérieurement. Je ne pus m’en empêcher, aussitôt je saisis ma règle afin d’enlever cette putain de vis. La tâche était plus difficile que prévu. Pendant dix minutes, je m’étais acharnée dessus avec grande difficulté, mais j’avais réussi. La lame, maintenant libre, pouvait enfin me cisailler la peau. Je m’entaillai les veines comme si c’était un bout de viande que je coupai. Après avoir fini. Je la rangeait dans une petite boite, faite pour une bague à la base. Et surtout pour que personne ne la trouve. En ouvrant un tiroir secret sous mon lit, je fus surprise de voir qu’il y avait les dernières lettres d’au revoir que mon père m’avait laissées. Tout ceci me bouleversa et une larme s’échappa de mon oeil. Putain qu’est ce qu’il me manque! Une question revenait sans cesse dans ma tête, « est-il vraiment mort? ». Je n’arrivai pas à me faire à l’idée qu’il soit potentiellement mort, mais je pensai que mon père avait une raison de disparaitre et je voulais savoir laquelle?
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