Fyctia
En 2020 ..
Quand nous étions à quelques heures de changer d’année, nous nous languissons de commencer l’année 2020 avec impatience, nous nous disons qu’elle allait être meilleure que 2019. Mais jamais nous n’aurions imaginé que cette année deviendrait bizarre. Entre ce nouveau virus La Covid, le port du masque, le confinement, une année de merde nous étions destinés à vivre. Déjà que la vie n’était pas toujours facile, alors là c’était vrai que ça ne nous avantagé pas des masses.
Quand le Président avait annoncé le confinement avec la fermeture de tous les commerces sauf alimentaire, je m’étais dit que ça commençait mal, mais j’avais toujours mon travail qui me permettait de m’évader. Je venais d’arriver dans cette nouvelle entreprise de transport, et dans le service de saisie. J’étais en couple depuis un an avec Noah et malgré certains aléas de la vie, j’étais heureuse. Mais voilà que mon nouveau responsable m’avait annoncé que je faisais parti des personnes misent au chômage partiel, et là tout s’était effondré. Je savais très bien, vu mon tempérament que je n’allais pas supporter de rester à la maison avec la chienne de Noah, les poils et les traces de pattes sur mon sol et que j’allais être capable de passer toutes mes journées à faire le ménage.
A ce moment-là, je comprenais que ma vie sociale allait me manquer mais qu’elle était vitale dans ma vie. Plus les jours passaient, plus je commençais à perdre patience. Noah travaillait trois jours par semaines heureusement, mais quand il était à la maison, je n’y arrivais pas. Il était trop collant, envahissant et ça me prenait la tête.
Un mois et demi après, j’avais repris le travail qui avait été un soulagement pour moi. Mais ce confinement partiel avait quelque peu mis un coup sur ma relation, à cette époque je ne le savais pas encore, ou du moins je me voilais la face et je ne voulais pas le voir. Nous étions sur le point de reprendre une vie normale, les commerces allaient rouvrir et on avait prévu de se voir avec mon amie Hanna, enfin un bon petit resto entre fille, à se raconter les derniers potins et fêter l’été, la liberté.
Hanna était une fille que j’avais rencontré totalement par hasard, j’avais besoin de quelqu’un pour mes ongles, et par le biais d’une personne j’avais eu ces coordonnées. Et de file en aiguille nous nous étions liés d’amitié. Nous étions toutes les deux d’origine arménienne, Hanna était brune avec de longs cheveux, elle était de taille moyenne comme moi, ses yeux était marron, et j’adorais cette fille, un feeling s’était très vite installé entre nous et une belle et grande amitié avait vu le jour.
Quand nous nous étions retrouvées, nous avions tellement de choses à nous raconter. Elle me racontait sa vie de couple avec Hugo, qui ne se passait pas très bien. Il était un peu trop sur son argent, du style à être un peu, voir beaucoup radin, du genre à ne pas sortir pour ne pas dépenser, comparé à Noah qui lui n’avait pas de sous et qui sortait quand même et comptait sur les autres pour payer, car il était endetté jusqu’au cou.
En parlant d’amour et de sentiments que nous avions pour nos hommes, je lui avouai que j’aimais Noah mais que je n’étais pas amoureuse de lui. Et là, elle me faisait remarquer que cela était impossible d’aimer sans être amoureuse.
A partir de ce moment, j’avais commencé à me poser des questions, et si elle avait raison. Après tout, depuis que je m’étais séparée de mon ex-mari Brandon, j’avais construit un mur en béton armé autour de mon cœur, pour me protéger et surtout car je refusais de souffrir à nouveau, et cela était vrai que Noah n’avait jamais réussi à le détruire et à atteindre mon cœur. Je réalisai que ma relation avec Noah, était peut-être une relation pansement. Oh que je n’aimais pas ce genre de relation, je n’avais jamais adhéré, je n’en avais jamais eu et je n’en voulais pas, ce genre de relation était nocive, et pour moi cette relation était vraie mais malheureusement cela était bien une relation pansement. J’aurai dû m’en douter dès le début, mon inconscient me disait que ça n’allait pas le faire que nous étions trop différents, tous nous opposés, il aimait les animaux, la nature, il était baba cool, et il était négligé, alors que moi au contraire je n’aimais pas les animaux, j’étais plus citadine et hôtel, et j’étais une personne de très organisée. Mais certaines connaissances m’avaient dit de lui accorder une chance, que je verrai bien, que c’était un gentil garçon. Alors je m’étais dit, pourquoi pas, qui sait peut-être comme le disait l’expression « les opposés s’attirent ». Peut-être qu’il était l’homme de ma vie. Et si je faisais une erreur ? Devrais-je le quitter ? Ou au contraire prendre le dessus sur mes doutes, passer outre et continuer cette relation. Étais-je vraiment heureuse ? Pas vraiment, c’est vrai que j’avais accepté de prendre sur moi pour la chienne, mais d’avoir un chien aussi imposant chez moi me dérangeait fortement, il repoussait toujours les choses à faire à plus tard jusqu’à ne pas les faire du tout et je n’étais pas comme ça, si des choses devait être faite, il fallait prendre le temps de les faire, et c’était vrai que financièrement il me mettait dans le pétrin car il ne m’aidait pas vraiment, il vivait un peu à mes crochets, et il était très radin. Même quand nous étions invités chez des amis à lui, je lui demandais ce que nous devions porter et il ne me répondait rien, mais comment ça rien, on ne va pas chez les gens les mains vident. A un moment je voulais bien payer une fois, puis deux mais après je n’étais pas Rothschild. Et puis quand tu étais trop gentille, les gens avaient tendance à profiter et une vie de couple ce n’était pas de profiter de l’autre mais de s’entraider.
Par ailleurs, ce confinement et surtout ma conversation avec mon amie, m’avaient ouvert les yeux, je m’étais rendu compte que j’étais en train de faire une erreur … Il fallait que je prenne une décision radicale car je ne pouvais pas continuer comme cela, je n’étais pas heureuse et je le faisais souffrir lui aussi, la solitude me faisait peur car je ne l’avais jamais vraiment connu mais il fallait vraiment que je sorte de cette relation qui était toxique. Cet homme ne me faisait pas vibrer, et je n’avais aucuns papillons dans le ventre.
Enfin je mettais un terme à cette relation, et je décidais de m’inscrire sur un site de rencontre …
11 commentaires
Raëlfar
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Il y a 4 ans
Aliam JCR & Cylar BRN
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Il y a 4 ans
JaneSloan-09
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Il y a 4 ans
Dystopia_Girl
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Il y a 4 ans
JaneSloan-09
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Il y a 4 ans
Sophie_jl
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Il y a 4 ans
JaneSloan-09
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Il y a 4 ans
Sombre Violette
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Il y a 4 ans
JaneSloan-09
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Il y a 4 ans