Fyctia
1.
Ma nuit fut une véritable catastrophe. Je me suis tellement retournée dans mon lit que j'ai passé plus de temps éveillée que endormie. Je sais le pourquoi. J'angoisse tout simplement, et mon corps n'a fait que réagir à ce fait. Bien que je sois pétrifiée, j'ai hâte d'y être.
- Cassie!
Mon père me crie depuis le rez de chaussée et ce n'est pas fait pour m'aider, bien au contraire. Je me dépêche de sauter de mon lit avant qu'il ne se décide à venir me chercher. Je me rassure en me disant que bientôt je n'aurai plus besoin de le voir.
- Bon, qu'est-ce tu fous?
Râle-t-il.
- C'est bon, j'arriveee. Je peux quand même me donner un coup sur le visage non?
À voir ma tête dans la glace, j'ai l'air d'avoir dormi dans une machine à laver. Il va me falloir un sérieux café pour me booster car je sens déjà que ma journée s'annonce longue.
Depuis que maman est morte, c'est devenu tendu entre nous. Disons même plus que ça. Moins je le croise, mieux je me porte, et compter les jours jusqu’à aujourd'hui, jour de ma libération, fut extrêmement long. Je décide qu'il n'entachera pas ma bonne humeur, c'est hors de question. Je suis stressée mais je me suis préparée à faire cette rentrée. L'université n’étant pas une chose aisée sauf pour certains d'entre nous. Lorsque mon père ne me donnait pas milles corvées à faire, et/ou que lorsqu'il était trop bourré, je restai enfermer dans ma chambre à étudier avec de la musique, pour l'oublier.
Je crois au fond de moi qu'il ne sait plus comment vivre, mais depuis qu'il m'a fait ce qu'il m'a fait, et ce plusieurs fois, je n'ai plus envie de l'aider. C'est cruel à dire mais il pourrait tout aussi bien disparaitre que je ne suis pas sur que ça me ferais quelque chose.
Lorsque j'ai su que j'étais prise, j'avais envie de le crier partout et de partir tout de suite, mais mon père lui, n'a su que très mal réagir comme à son habitude.
Je fais une tentative pour me coiffer mais ce n'est pas si simple. La machine à laver à vraiment fait de mes cheveux un paquet de nœud. Ça va me prendre au moins cinq minutes de plus que ce qui met tolérer. Je préfère abandonner et les attacher dans un espèce de chignon coiffé/décoiffé.
Mon père me crie encore une fois. Sa voix ne tremblote pas, il semble sobre à l'entendre d'ici mais mieux ne vaut pas que je traine plus, au risque que la tension entre nous n'augmente et que ça parte en vrille. J'aimerai arriver à me détendre un peu, ne serait-ce que pour ne pas exposer mon état de nervosité devant lui, ce qui ne ferait que le réjouir.
Le cœur déjà en panique, je m'habille rapidement avec une simple robe jaune canari. J'aime cette tenue. Bien que très voyante elle m'apporte l'assurance nécessaire dont j'ai besoin aujourd'hui.
Je ne connaitrai personne là-bas alors autant faire tout ce que je peux pour m'apporter du courage à tous points de vue.
- Cassie! Faut vraiment que je vienne te chercher?
- NON! C'est bon, je viens! Je me prend ma paire de chaussure et je suis là!
Bilan lorsque je croise enfin son regard : il a l'air mécontent de me voir et transpire déjà la méchanceté. Et ça, sans même une cannette à la main, ce qui est plutôt étrange. Et son aspect laisse à désirer vu qu'il a une barbe d'y a au moins trois jours.
Il me pointe sa montre. Ce qui ne représente jamais un bon moment à venir.
Mon dos commence à ce glacer.
- Tu te crois où pour trainer autant? C'est pas parceque tu t'en vas que tu ne m'appartiens plus, et que tu peux gérer ton planning comme tu veux. L'heure c'est l'heure!
J'ai pourtant pas eu l'impression d'avoir pris du temps, j'ai même bâclé ma tenue. Il exagère.
- Je suis là et prête. Qu'est-ce tu veux de plus ?
- Ton petit déjeuner t'attend.
Je ne comprends pas son attitude froide et agressive si tôt le matin mais me dirige vers la cuisine malgré tout, sans une parole supplémentaire. Je tente de chercher du regard une trace de son addiction. Un verre, une bouteille. Tous ce qui peux être en lien avec ça. Mais je ne vois rien. Ce qui me confirme que quelque chose cloche.
Parcontre, je le sens lui qui se rapproche, et mon cœur se compresse. Je me méfie de lui. Surtout quand il est à moins de deux mètres de moi. Et croyez-moi, quand on craint une personne, ça n'aide pas du tout à rester calme. D'ailleurs je crois que c'est impossible tant que je serai dans une même pièce que lui. Je m'empresse de me faire un café et de le boire sous son regard inquisiteur. Je veux foutre mes bagages dans l'auto et me barrer d'ici, enfin.
Je ne comprends pas bien ce qui se passe mais je le vois qui fait un bon et m'attrape par les cheveux pour me caler contre le frigo. Je m'attendais à tout vu son attitude étrange, sauf à ça. Il m’étrangle. J'en lâche ma tasse qui explose à terre. Je sais tout de suite que je suis dans un état d'urgence plus important que les fois dernières. Cette fois ça va trop loin.
- Avant de te filer en douce, tu vas me donner une dernière fois ce que je veux. Tu croyais vraiment que dans ta putain de robe sexy, tu allais me laisser comme ça ?
Il me hume. Je crois que pour le côté détente et bonne humeur que je m'étais fixé malgré mon environnement, c'est raté. Sérieux, qui fait ce genre de truc? Je suis sa fille, pas sa pute. Une de ses mains soulève ma robe et caresse ma cuisse gauche. Je sens mes larmes arrivées. Il est plus fort que moi. Inutile de me débattre. Je le sais. Lorsque les fois d'avant, il m'agressait, je n'arrivais déjà pas à l'arrêter. Ses yeux me semblent très dilatés et excités. Il a forcément prit quelque chose.
Pitié, je veux que ça s'arrête.
Cette robe n'est en rien provocante. Si je l'ai mise ce matin c'est pour moi, pas pour lui. Mon pouls c'est accéléré face à cette montée d'adrénaline. Déjà que mon avenir proche me mettait sur les nerfs, là, il bat des records de vitesse.
Je tente de rester concentrer et de réfléchir vite à une solution pour me dégager de ce pétrin mais c'est pas évident quand on se sent obligé de respirer une bouffée d'air sur deux.
- Tu vois que jusqu'à la fin, tu es à moi.
Sa main touche le bord de ma culotte. Je ne me retiens plus, quand je comprends où cela va me mener. Je pleure à chaude larmes et fait une dernière tentative de raisonnement.
- S'il te plaît..arrête. Je te supplie de pas faire ça...maman...
- NE PARLE PAS D'ELLE!
Il ressert ça prise sur ma gorge et sa colère redouble d'intensité.
Je voulais juste lui expliquer que ce n'est pas ce qu'elle aurait voulu qu'il devienne après sa mort et pour mon premier jour au campus, mais il ne veux pas m'entendre.
Il cale ses doigts contre la fine dentelle qui fait barrière avec mon clitoris et appuie. Puis la met de côté et m'enfonce brutalement un doigt ce qui m'arrache une plainte face à l'horreur de la situation.
J'aurais dû prévoir que cela pourrait arriver mais c'est tellement inimaginable de la part d'un père...
Il est si proche de moi que je me décide à lui mordre l'oreille histoire de le faire reculer, mais cela n'a pas vraiment l'effet escompté. Il crie d'abord et me frappe ensuite.
29 commentaires
Ael Liana
-
Il y a 6 ans
Océane C.
-
Il y a 7 ans
Audrey Woodhill
-
Il y a 7 ans
FeizaBabouche
-
Il y a 7 ans
x-zanita
-
Il y a 8 ans
Océane C.
-
Il y a 8 ans
FranckDriancourt
-
Il y a 8 ans
Océane C.
-
Il y a 8 ans
FranckDriancourt
-
Il y a 8 ans
Océane C.
-
Il y a 8 ans