Fyctia
Chapitre 21 : Partie III
Je me lève, non je n’ai pas envie de parler d’elle, je me poste face à la fenêtre et je regarde les gens dans la rue. J'entends mon psy me parler mais je n’écoute plus, mes pensées ont dévié sur Eléonora. Je ne comprends pas non plus pourquoi du jour au lendemain, alors que tout semblait aller bien, elle a décidé d’en finir. Elle a le droit je ne la retient pas en otage, Eléonora n’est pas ma chose, mais j’aurais aimé une explication, juste ça. Elle en a décidé autrement et je respecte son choix, mais je ne peux pas m'empêcher de ressentir son manque. Surtout qu’elle arrivait à calmer la plupart de mes cauchemars. Maintenant qu’elle n’est plus là, ma tête me fait par des cauchemars les plus obscurs qu’elle trouve. Je me tourne vers mon psychologue, toujours assis sur son fauteuil.
— Vous savez pourquoi le noir n’est pas considérer comme étant une couleur ?
Sanchez répond non d’un mouvement de tête alors je reprends.
— Le noir ne reflète pas la lumière, il l’absorbe. On ne peut le voir que lorsqu’il n’y a aucune lumière. Mes pensée sont semblables au noir elle n’apparaissent qu’en l’absence de lumière sauf que ça fait bien longtemps qu’il n’y a plus une bribes de lumières dans ma tête. La lumière fait disparaître mes cauchemars. Eléonora avait réussi à allumer une bougie qui les faisait taire mais maintenant…Je réfléchis. Eléonora à éteint les bougies avant de partir me laissant seul avec mes pensées.
Je regarde l’heure et je constate que la séance est déjà terminée. Je ramasse mon sac et mon blouson et je me dirige vers la sortie.
— Meldrik, me rattrape le psy avant que j’ouvre la porte, si tu sens que ça ne va pas tu m’appelle.
Je rigole, il n’a pas à s’inquiéter je ne vais pas mettre fin à mes jours même si l’envie devient plus forte depuis quelques semaines. Je me rappelle avoir lu une phrase dans un livre qui disait qu’on ne pouvait pas ressentir deux grosses douleurs à la fois, le cerveau ne peut gérer qu’une douleur. Alors pour faire taire les douleurs mentales je déclenche une douleur physique. Les brûlures sur mes cuisses en témoignent. En sortant je retrouve Dave qui m'attend, on dit au revoir au psy et on rejoint la voiture.
Le trajet jusqu’ à l’orphelinat se passe en silence. Quand j’arrive Caleb m’attend comme d’habitude dans l’entrée, assis par terre avec ses petites voitures. Il me court dans les bras dès qu’il m'aperçoit. Je dis bonjour à Elisa et je pars rejoindre Charly dehors, Caleb toujours derrière moi. Je salue mon meilleur ami en faisant claquer nos poing l’un contre l’autre et je me poste à côté de lui.
— Je fais un balle au prisonnier, tu me remplace, je dois aller aider pour les devoirs.
J'acquiesce et je récupère le sifflet pour arbitrer la partie, Caleb s’assoit à mes pieds pour jouer avec ses voitures. J’ai beau lui dire plusieurs fois d’aller à l'intérieur, rien à faire, il reste avec moi. Je reste un moment dehors avec les plus grands pour faire toutes sortes de jeux mais on finit par rentrer quand la nuit commence à tomber. Les grands partent dans leurs chambre vaqué à leurs occupation mais je dois rester aider avec les petits, je dois rester avec Eléonora. Charly ne tarde pas à nous rejoindre et heureusement car il est le seul à communiquer. Eléonora et moi ne nous adressons pas la parole.
Quelques heures plus tard, je sonne chez Nath pour lui ramener Caleb.
— Merci. Caleb rentre dans l’appartement, je m'apprête à partir. Comment tu vas ?
Je n’ai pas la réponse comment elle veut que je lui réponde. Je lève les épaules en guise de réponse. Je repars sans lâcher un mot. Je rejoins la voiture de Charly avec Eléonora à l’arrière et on rentre en silence comme chaque soir depuis qu’on est plus ensemble.
****
— Meldrik réveille toi.
J’ouvre les yeux et je tombe sur Dave. Je prends mon portable et je constate qu’il est 8 heures et surtout qu'on est samedi. Pourquoi il me réveille si tôt ? Je me lève et je rejoins Charly, Sasha et Eléonora qui comme moi ne comprennent pas pourquoi on se fait réveiller.
— Préparez vous, on passe la journée à Luna Park. Vous avez 30 minutes. Dépêchez vous.
Les filles et Charly se précipitent dans la salle de bain, je suis le seul à repartir me coucher. Je me remet sous ma couette quand j’entends Charly hurler après les filles pour se doucher. J’entend les escalier craqué et je comprend qu’il descend se doucher dans la salle de bain du bas. J’essaye de me rendormir et je commence à y arriver quand Charly débarque pour me bouger.
— Allez mec bouge on va être en retard. me dit Charly.
Je tire la couette sur ma tête avant de lui répondre.
— Arrh, fous moi la paix, je viens pas. je dis.
Charly se lève pour partir je suppose jusqu’à ce que je sente mon lit s'affaisser. Charly se met à faire des sauts sur mon lit en hurlant. Je me mets moi aussi pour qu’il sorte mais rien à faire il reste là à faire des bon comme tigrou dans Winnie l’ourson. Et finalement tout ce qu’on gagne à hurler comme des putois c’est d'ameuter toute la maison. Dave débarque en demandant ce qu’il se passe. Il ne tarde pas à dire à Charly de descendre de mon lit et je peux enfin tirer la couette pour me recoucher. Mon meilleur ami explique la situation à Dave qui tire sur ma couette. Bordel, personne ne va m'oublier et me laisser dormir.
— Tu as 10 minutes pour te préparer. Ta présence est non négociable. Me dit Dave avant de sortir de la chambre.
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