Fyctia
Chapitre 21 : Partie II
Le temps du trajet jusqu’à la mairie, je continue de discuter de la pluie et du beau temps avec Noah. Il me dépose juste devant la mairie, je monte les escaliers et j’entre enfin dans l’immense bâtiment. Je passe le portique de sécurité, mon sac se fait lui aussi fouillé et je n’ai absolument pas penser que j’avais mes bombes de peinture avec moi. Les agents de sécurité me garde sur le côté, je leur répète sans cesse que je viens voir le maire mais rien à faire ils ne veulent pas me laisser passer. A force de leurs répéter que je viens voir le maire, ils finissent par l’appeler. Dave confirme mes dires et leurs demandent de me laisser passer, moi et mes bombes de peinture. Il m’aura fallu 10 bonnes minutes pour atteindre ce foutu ascenseur. Je rentre à l’intérieur en même temps que des hommes en costard. Je n’ai vraiment pas ma place ici et ça se voit. Je finis par arriver à l’étage du bureau de Dave, je sors de l'ascenseur et je traverse les couloirs pour arriver à son bureau. La secrétaire m'arrête pour me parler mais Dave lui fait signe de me laisser entrer. La secrétaire se rassoit et j’entre enfin dans le bureau. Dave est au téléphone, il me fait signe de m'asseoir et je comprends vite qu’il est au téléphone avec Nath.
— Il vient d’arriver, je te laisse. A plus.
Dave raccroche et reste planté debout derrière son bureau. J’attends ma sentence. Il n’a pas l’air décidé à parler alors je finis par poser cette question qui me brûle les lèvres depuis que j’ai commencé à faire des rapprochements.
— Est-ce que toi et Nath vous êtes mes parents biologiques ?
Dave s’assoit avant de me répondre.
— Non. Je me doute que de ne pas savoir ça doit être dur et je suis désolée pour ça mais non nous ne sommes pas tes parents.
Je respire enfin, en revanche il m’avoue que ce que Nath a à me dire concerne effectivement mes parents biologiques, ce qui ne me rassure pas. C’est quoi ce secret, c'est des barons de la drogue ou quoi, pourquoi elle ne veut pas m’en parler. Finalement je crois que j’aurais préféré qu’il m’avoue être mon père ça aurait relevé moins de questions. Dave ne tarde pas à m’expliquer ce que je vais faire. Il m’installe sur un bureau en face de celui de sa secrétaire. Il me donne un tas de papier et il me demande de les trier. Dave m’explique comment savoir où vont chaque papier quand sa secrétaire lui annonce son prochain rendez-vous.
— Si tu as besoin, Mary est là pour t’aider. Il se tourne vers sa secrétaire. Faites là entrée.
J’ai la tête plongée dans les papiers quand une voix m’interpelle.
— Meldrik, ravi de voir que tu ne fais pas de bêtise.
Je relève la tête et je tombe nez à nez avec ma juge préférée Mme Cole. Je discute quelques minutes avec elle, pour lui raconter tout ce qui m’arrive depuis que j’ai atterri chez les Underwood. Dave finit par nous interrompre, monsieur n’a pas beaucoup de temps à lui accorder.
En sortant du bureau après son rendez-vous Cole s’assoit sur la chaise en face de moi et me demande de tout lui raconter en détail à propos de l’orphelinat. Je ne me fais pas prier et je parle de tout ce qu’on n’y fait et de tout ce qu’on vit depuis qu’on y est retourner.
*****
Je passe ma journée assis à trier tout un tas de papier, à chaque fois que je voyais la fin Dave venait me rajouter un nouveau tas. J’ai eu le droit à une seule pose pour manger à midi. Dave nous a commandé un truc à manger et on a dégusté nos plats dans son bureau. Ce qui fait que je n’ai pas vu l’extérieur depuis ce matin. Je n’ai pas pu fumer une seule cigarette, je commence à être sérieusement en manque de nicotine. Dave appuie sur le bouton de l’ascenseur, qui va nous permettre de descendre au sous-sol de la mairie, dans le parking. Une fois l’ascenseur ouvert sur le parking je suis Dave jusqu’à sa voiture, je monte côté passager et direction le psy. Je lui répète encore que j’aurais pu appeler Noah mais il ne veut rien savoir, il tient à m'y accompagner. Dave sort du parking et s'engage dans la folie de la circulation new yorkaise, au bout de quelques mètres à peine on se retrouve déjà dans les embouteillages. Voilà une des raisons principales pour laquelle je déteste Manhattan, peu importe l’heure il y a toujours des embouteillages. En général je ne mets les pieds à Manhattan que quand je rend visite à la juge Cole, au tribunal. Par chance, Dave connaît ses rues comme personne, il prend plusieurs petites routes qui nous permettent d’atteindre le pont de Brooklyn relativement vite. Il traverse Brooklyn tout aussi rapidement ce qui me permet d’arriver à l’heure à mon rendez-vous. Quand il se gare devant le cabinet, je lui lance un rapide bien joué avant de sortir de la voiture. J’entre dans la salle d’attente et je m’assois sur cette éternelle chaise orange fluo. Dans le bac de livre poser à côté de moi j’attrape une bande dessinée des lapins crétins et je commence à regarder les images. Au bout de 20 minutes de retard, Sanchez finit par sortir de son bureau accompagné de Nath et Caleb. Je me rappelle que Nath m’avait prévenu que Sanchez avait dû bouger le rendez-vous. En revanche je n’ai pas pensé à l’appeler pour lui dire que je pouvais venir. Le petit me saute dans les bras dès qu’il m'aperçoit, je lui fait un gros calin en lui chuchotant qu’on se voit tout à l’heure. Il sort de la salle d’attente en me faisant des signes d’au revoir de la main je lui rend c’est au revoir jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière la porte. Je me retourne vers Sanchez, je lui lance un rapide bonjour avant d'entrer dans son cabinet. Je m’assois sur un des fauteuils en face du sien et j’attends.
— Bonjour Meldrik. Comment tu vas ?
Je lui fais par de la théorie que j’ai imaginé sur mes parents biologiques. Je lui confie mes sentiments, tout aurait été si simple si ça avait été eux. Enfin simple, non j’aurais surement tout cassé dans un premier temps. Sanchez me sort tout un tas de blabla sur ce que je peux ressentir par rapport à l’abandon. Mais au fond tout ce que je voudrais savoir c’est pourquoi ? Après tout c’est vrai qu'est ce qu'il s’est passé pour que mes parents décident de m’abandonner ? Suivant la situation je pourrais me dire qu’après tout il passé bien faire.
— Vous pensez que je ressemble à mes parents biologiques ? je demande
Sanchez pose son carnet, et il me regarde droit dans les yeux avant de me répondre.
— Oui je pense que tu dois leur ressembler et qui sait peut-être qu’un jour tu pourras juger par toi-même. Bon et concernant Eléonora tu veux m’en parler ?
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