thedark11angel Apprends-moi à t'aimer Chapitre 18 : Partie III

Chapitre 18 : Partie III

Sur le chemin, Dave a appelé Nath pour la prévenir. Il lui a dit de ne pas se déplacer et qu’il gérait la situation mais je connais assez mon assistante sociale pour savoir qu’elle nous attend déjà devant l'hôpital. Quand on arrive au niveau des urgences, sans surprise Nath nous attend. Elle se précipite vers moi pour regarder ma main. Elle me regarde, et elle sait très bien ce qu’il s’est passé. Dave et Nath me font entrer aux urgences pendant que Carolina nous attend dehors. Je ne comprends pas pourquoi elle ne rentre pas mais je ne cherche pas à comprendre. La fille de l’accueil me fait mettre sur un lit le temps qu’un médecin s’occupe de moi. Le médecin arrive rapidement, il découvre ma main et il commence à enlever tous les morceaux de verre.


— Je vais vous endormir la main pour que vous ne sentiez rien.


Je refuse catégoriquement sa proposition. Il se sent décontenancé, on doit rarement lui refuser l'anesthésie locale. Il commence à faire des points sur les coupures les plus profondes, ça pique un peu mais j’ai tellement d’adrénaline que je ne ressens quasiment rien. Il me fait un bandage.


— Il faudra retirer les points dans une semaine et refaire le bandage matin et soir. Vous pouvez y aller.


Je descends du lit et je pars direction la sortie. Je commence à étouffer à l’hôpital. Nath me rattrape quand j’arrive au niveau de Carolina.


— Il faut que je parle à Carolina et à Dave, tu peux aller attendre à la voiture.


Je la regarde, je suis pas con je sais se qu’elle va leur dire qu’il faut faire attention à ce que je replonge pas dans l’auto-mutilation. Je prend les clés que Dave tient à la main et je les laisse parler de moi. J’arrive à la voiture, je l'ouvre et je monte à l’arrière, j’enclenche ma playlist sans faire attention à la musique et je regarde les messages que j’ai reçu. Sans surprise j’en ai reçu plusieurs de Charly qui s'inquiètent et j’en ai reçu un d’Eléonora, c’est celui là que j’ouvre en premier.

«Je suis désolé. Je n’aurais jamais dû dire ça. Tu as des parents et je suis sûr qu’il regrette de t’avoir laissé. En tout cas à leur place je regretterais parce que t’es un mec génial et pour l’orphelinat tu as raison c’est la seule solution. Je sais que je peux être conne parfois mais…Je t’aime Meldrik…»


Dave et Carolina montent dans la voiture au moment où j’allais répondre. Je range mon téléphone et je me concentre sur le paysage qui défile sous mes yeux. Quand on arrive à la maison je remonte dans ma chambre. Quand j’arrive dans celle-ci, le miroir cassé et les bouts de verre ont disparu, le plateau repas n’est plus là.


— Tu n’as plus le droit de t’enfermer à clé. Je prends la clé de ta chambre. me dit Dave.


Super, on dit merci à Nath pour ça. Je regarde Dave partir avec la clé de ma chambre dans les mains. Je le vois récupérer la clé de la salle de bain, il accroche un bandana rouge à la poignée. Il frappe aux portes de Sasha, Charly et Eléonora. Tout le monde sort sur le palier.


— La salle de bain ne ferme plus à clé, quand quelqu'un est à l’intérieur vous accrochez le bandana pour ne pas être dérangée. Maintenant tout le monde va au lit. Meldrik tu ne vas pas au lycée demain.


Il repart nous laissant tous planter là. On a même plus le droit de s’enfermer dans la salle de bain à cause de moi, c’est super tout ça. Je regarde Charly et je lui fait signe que ça va, Sasha rentre en râlant dans sa chambre. Je reste seul avec Eléonora qui me regarde avec les larmes. Elle vient se nicher dans mes bras, je lui rend son étreinte. Elle m’a fait mal mais je ne peux pas lui en vouloir. J’ai jamais compris ce que c'était d’avoir des parents comme elle qui n’a jamais compris ce que c'était de pas en avoir.


— Je suis tellement désolée. dit-elle en pleurant dans mes bras.


Je l’entraine dans sa chambre et je ferme sa porte à clé. Il croit quand même pas m’avoir comme ça, de toute façon demain j’ai toute la journée pour trouver un moyen de refermer la porte de la salle de bain. J’enlève toutes mes fringues pour rester en caleçon et je me glisse sous la couette d’Eléo. Elle se glisse à son tour et se colle à moi autant qu’elle le peut. On finit par s’endormir dans le silence.


****

J’ai passé toute la journée à bricoler un nouveau système pour fermer la porte de la salle de bain. J’ai finalement remarqué que les poignées des chambres étaient similaires à celles de la salle de bain. En essayant de fermer à clé avec celle de la chambre d’Eléo, j’ai pu fermer la salle de bain. J’ai au moins trouver la solution pour que tout le monde puisse se doucher tranquillement. Je remet la clé dans la serrure d’Eléonora et je m'apprête à retourner dans ma chambre quand Dave vient me chercher pour mon rendez- vous avec Sanchez.

Pendant le trajet Dave essaie de faire comme s’il ne s’était rien passé mais ça ne marche pas.


— Ce n’est pas la première fois mais je ne me mutile pas enfin je ne le fais plus et je ne compte pas me suicider. J’ai un secret à découvrir. je lui dit tout en souriant.


Il pouffe de rire et me fait tout un speech sur le fait qu’il s'inquiète pour moi. Il m’explique aussi qu’avec Eléonore et même Charly on fait partie de la famille. Je le laisse parler sur ce qu’est une famille pendant ce temps, je réfléchis à comment amadouer le gouverneur. Eléonora m’a expliqué hier soir que ce serait interessant s’il venait avec sa femme. D’après ce que j’ai compris elle donne beaucoup pour les enfants. Quand je remarque qu’on arrive près du cabinet je lui demande de me déposer devant mais c’est peine perdu il veut entrer. J’entre dans la salle d’attente pile au moment où le patient avant moi sort du cabinet. J’entre directement dans le cabinet pendant que Dave explique l’incident d’hier soir. Sanchez vient s'asseoir face à moi et me regarde.


— Je n’ai pas recommencer, je le promet. Comme je sais que vous allez poser la question.

Eléonora m’a fait sortir de mes gonds et j’ai fait une crise d’angoisse mais je vais bien.


— Pourquoi tu ne t’en ai pas pris à ses affaires ? En principe c’est ce que tu fais.


Je le regarde, et je dois reconnaître qu’il a raison. Les fois où Eléonora m’a fait péter les plombs je m’en suis pris à elle ou à ses affaires. Mais hier soir, c'était différent, je n’y ai pas pensé une seconde parce que ça pouvait la blesser.


— En me regardant dans le miroir, j’ai vu cette rage déborder. J’ai eu peur de lui faire mal. J’ai préféré m’en prendre à moi-même, ça faisait moins mal de m’en prendre à celui qui se trouvait dans le reflet du miroir, c'était plus facile de m’en prendre à moi.


Il continue de me poser des questions sur ma pseudo relation avec Eléonora. Je n’ai pas toujours les réponses mais la dernière question qu’il me pose raisonne en moi. Dave me récupère, je lui demande de me déposer à l’orphelinat mais il refuse.


— On peut au moins s'arrêter à un magasin de jouets s’il te plait.


Je lui fait mon regard de chien battu et il finit par accepter.


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