Fyctia
... qui croyait prendre
Alejandro Kretos
Pfff, déjà deux jours que je suis en permission et je m’ennuie. Avachi sur le lit King size de la suite, je regarde la nymphette quitter la chambre. Au souvenir de ses petits cris tandis que je la chevauchais, j’ai presque envie de la retenir pour remettre le couvert, mais ce serait contraire à mes règles et en espérant qu’on puisse se revoir, elle a grillé toutes ses chances d’une deuxième partie de sexe. La porte claque et je m’étire. Je commande un copieux repas au room service et me dirige vers l’immense fenêtre surplombant la vitre. J’observe la vue en contrebas, le triple vitrage empêche tous sons extérieurs de filtrer, comme si j’étais isolé du monde. Deux silhouettes attirent mon attention, je reconnais immédiatement la nymphette des bois avec sa tenue plus qu’aguicheuse. Elle semble marcher aux côtés d’une autre jeune femme, plutôt quelconque. Cette dernière me rappelle l’Athénienne qui est venue un peu plus tôt. Je me marre en y repensant. Non seulement elle a raté l’interview avec le plus jeune et le plus efficace des agent de la garnison d’Arès, mais en plus j’ai fait en sorte que le directeur du Paladium ne lui accorde aucun entretien. Rabattre son caquet à cette fille était presque aussi jouissif que l’entrecuisse de la nymphette. Je passe la journée dans la chambre à jongler entre mes besoins primaires : manger, dormir, baiser. Entre les trois, je vérifie mon portable au cas où une nouvelle mission me serait confiée. L’idée d’être envoyé en terrain ennemi entraîne une montée d’adrénaline. Arès est mon grand-père, la quantité de son essence dans mon sang est donc supérieure de beaucoup à celle de la plupart de ses descendants ce qui explique mes compétences hors normes, que ce soit sur un champ de bataille ou dans un lit.
Des coups frappés à la porte me tirent de mes pensées, mon prochain amusement vient d’arriver.
J’ouvre les yeux, la nuit a été courte. Le plan à trois après une Aphrodienne insatiable était peut-être de trop. Au souvenir de nos corps entremêlés, ma queue proteste, non bien sûr que ce n’était pas de trop ! Je file sous la douche après avoir checké mes mails et messages. RAS, tout va bien. Je laisse l’eau couler sur mes muscles et frotte ma peau pour ôter toutes traces de sueurs ou de sécrétions. Je me dois d’être nickel car j’ai un rendez-vous très important avec le général des légions d’Arès. Ma dernière mission ayant été un succès, je m’attends à recevoir une nouvelle médaille ou une promotion. D’après mon commandant, il se pourrait que j’obtienne enfin le commandement d’une unité. A cette idée, une bouffée de fierté m’envahit. Je nommerai mon groupe les Serials Snippers, ceux qui ne ratent jamais leurs coups, sur le champ de bataille ou dans un lit. Je ne recruterai que des fils d’Arès avec le plus d’essence divine en eux, hors de question de me taper des arrières arrières arrières arrières arrières petit fils !! J’enfile ma chemise noire et un jean assorti, mes chaussures et quitte la suite. En marchant dans le couloir, j’avise une femme de chambre, de dos. Sa jupe remonte sur ses jambes fines et son cul bombé est un appel lancé directement à mon sexe. Entendant mes pas, elle se retourne. Heureusement, elle est aussi sexy de face que de dos. Son regard balaie mon corps et je hausse un sourcil pour attendre son verdict. Je ne me fais aucun souci, ses joues qui rosissent et la pointe de ses seins qui apparaît contre le tissu tendu de son chemisier, parlent pour elle. J’avance jusqu’à ce que nos corps se frôlent. Sa respiration accélère tandis que je me penche à son oreille pour murmurer :
— Après ton service garde ta tenue et attends-moi dans ma chambre. C’est la suite Paladium.
Elle déglutit et hoche la tête en signe d’acquiescement. Super, une promotion et une levrette, la journée promet d’être sympa.
Arrivé au quartier général, un immense building dont le sommet se perd dans les nuages, je glisse mon badge dans la fente prévu à cet effet et immédiatement les portes s’ouvrent. J’explique l’objet de ma venue à l’agent posté derrière le guichet d’accueil et il m’indique le chemin. A mesure que la cabine s’élève, un étrange pressentiment me gagne, comme si j’avais fait une connerie et que j’allais me prendre le retour de bâton dans la tronche. Je secoue la tête, ma dernière mission a été un franc succès, j’ai empêché un fils direct d’Hadès de ressusciter toute une armée de soldats Egygrecques. Grace à moi nous avons évité un remake de The Walking Dead dans les rues du Caire. Mon malaise se confirme quand le général, après les présentations d’usages, m’ordonne d’un ton sec de m’installer dans un fauteuil. Habitué aux ordres, je ne moufte pas et obéis.
— Agent Kretos, vous savez à quel point notre armée est mal vue ces derniers temps ?
Je hoche la tête. Il y a eu plusieurs manifestations récemment à la suite desquelles certains fils d’Ares se sont laissés emportés et ont répliqué. L’opinion publique est contre nous, car c’est plus facile d’être contre les Dieux qui changent les lois selon leur bon vouloir. Ploutos a perdu de l’argent en bourse ? Il crée un nouvel impôt. Hermès est de mauvais poil ? Plus d’accès au réseau des communications. Perséphone et Hadès se sont disputés ? Déméter fait la gueule aussi et l’hiver s’éternise. Et nous ? Ben nous devons maintenir l’ordre alors que nous subissons les mêmes désagréments.
— Oui mon Général.
— Alors pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous avez ressenti le besoin d’en rajouter une couche ?
Je fronce les sourcils, je ne comprends pas sa question. Depuis que je suis arrivé ici, je n’ai rien fait de répréhensible. Voyant que je ne comprends pas, il ajoute :
— Je parle de l’interview qui était programmée avec le Daily Olympia.
— La journaliste a refusé de la faire, dis-je simplement en me remémorant Miss bêcheuse avec son look de première de la classe.
Le général semble avoir du mal à contenir sa colère, et il me jette au visage un exemplaire du journal en question.
— Ce n’est pas exactement ce qu’elle raconte dans son article.
Quel article ? Je tourne les pages frénétiquement jusqu’à trouver ma photo en gros plan, celle qui me sert sur SWAG ainsi que ma présentation légèrement détournée faisant office de titre : Cherche baise intense, sans lendemain, ni coup de téléphone, journaliste en quête de vérité s’abstenir. Je lis l’article, à mesure que j’avance la colère monte. Quand enfin j’arrive à la conclusion, je pourrais presque l’imaginer, un petit sourire satisfait sur le visage alors qu’elle tapait le point final.
— L’article a suscité beaucoup de réactions négatives. Vous êtes temporairement relevé de vos fonctions.
— La garce !
25 commentaires
Livia Tournois
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Il y a 5 ans
hannahloyanna
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Il y a 5 ans
Elo François
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Il y a 5 ans
Judith | Fyctia
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Il y a 5 ans
Judith | Fyctia
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Judith | Fyctia
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Judith | Fyctia
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Judith | Fyctia
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Judith | Fyctia
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Il y a 5 ans
SamanthaMorgan1711
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Il y a 5 ans