Interview - Véronique Rivat

À l'occasion du Prix iMPACT du Polar, nous souhaitions vous repartager l'interview de Véronique Rivat, grande gagnante de notre précédent concours de Thriller "Faits Divers" avec Chats Noirs !

 

Grâce à son histoire touchante et pleine de rebondissements, Véronique a su se démarquer au sein des 330 participant.e.s au concours. Son secret ? Une enquête menée à la baguette avec des procédures policières réalistes ainsi qu’une retranscription de la corruption et de la manipulation psychologique extrêmement convaincantes. Pour en savoir plus sur ce titre, cliquez ici !

 

Voici donc l'interview de Véronique suite à sa victoire :

 

 1. Bonjour Véronique ! Comment te remets-tu de tes émotions après l’annonce de ta victoire au concours « Fait Divers » ? 


Bonjour à toutes et à tous ! Eh bien, pour vous dire la vérité, je ne réalise toujours pas. Je suis consciente que j’ai gagné, cependant j’ai du mal à l’intégrer. Je suis envahie par un sentiment étrange qui oscille entre joie et stupéfaction. La réalité me tombera dessus quand je signerai le contrat d’édition et que je recevrai les corrections éditoriales… Enfin, je crois.

 

2. Tu fais partie des autrices les plus appréciées sur Fyctia, pourrais-tu nous raconter ton parcours sur la plateforme ? 


J’ai atterri sur Fyctia comme un cheveu atterrit sur la soupe : par hasard sur Google. En 2019, je cherchais à participer à un concours d’écriture et la première proposition du moteur de recherche fut : Le roman de l’été sur Fyctia en partenariat avec Télé-Loisirs. Comme je suis attentive aux messages del’Univers et que je suis bien souvent mon intuition, j’ai tenté l’aventure, avec Des gars comme les autres. Mon manuscrit est allé en finale, mais n’a malheureusement pas reçu l’adhésion du jury. Je l’ai autoédité par la suite, après avoir participé à un wordcamp dirigé par Karen. Un excellent outil pour faire évoluer sa plume et s’approprier des astuces en matière de littérature.

 

3. Tu as participé à plusieurs concours : New Romance, Feel Good, Imaginaire et maintenant Thriller, comment réussis-tu à t’adapter à tous ces genres ? 


J’ai 32 ans d’expérience au sein du ministère des Armées, j’ai été formée pour m’adapter, pour ne pas dire formatée. J’ai parfois accepté des missions pas toujours en relation avec mes fonctions intrinsèques. Pour l’écriture, c’est pareil. Fyctia propose un thème. Si je m’inscris, il m’incombe de m’adapter… comme au boulot.

 

4. Avec ton expérience sur Fyctia, tu as dû développer une certaine organisation pour l’écriture de tes histoires. Pourrais-tu partager une de tes astuces aux autres Fyctionnautes ? 


Je me suis contrainte à respecter une méthodologie avec mes propres outils. Je suis scrupuleuse, curieuse, volontaire, mais exigeante envers moi-même. Quand je me relis, il m’arrive de me dire à voix haute :

— Mais qu’est-ce que c’est que cette merde que tu as écrite ? Recommence !

C’est l’une des raisons pour lesquelles je ne pars plus complètement à l’aventure.

Quand j’ai un sujet de roman ou une phrase qui me traverse l’esprit, je la note au milieu d’une feuille. Ensuite, j’ébauche un plan « araignée ». Je tisse une toile tout autour de mon idée avec des flèches indiquant les intrigues principale et secondaires jusqu’à arriver au dénouement (l’ossature de mon récit). Puis je choisis mes personnages principaux avec leurs caractéristiques physiques et psychologiques, ainsi que leurs tics de langage (si un de mes personnage à l’habitude de dire un mot comme « ouais » ou « écoute » chaque fois qu’il s’adresse à quelqu’un, je me contrains à respecter sa façon de s’exprimer (Merci, Karen et tes wordcamps) et enfin les personnages secondaires dont j’ai besoin (inutile d’en créer trop).

Cependant, il arrive que je bifurque en cours d’écriture et que je ne respecte pas mon plan.

Ma cible c’est le lecteur. Mon rôle c’est de l’embarquer avec moi. Je refuse qu’il me lâche la main tant que je n’ai pas écrit le mot fin. L’astuce que je pourrais vous donner, bien que je ne me sente pas légitime à le faire, est celle-ci :

Quand j’écris, j’imagine que celui qui me lit est assis devant un écran de cinéma complètement blanc. Comme il n’est pas dans ma tête, je me dois de lui décrire tout ce que je vois, tant des scènes, de l’environnement, du physique de mes personnages, de leur psychologies, de leurs mimiques, de leur langage qui est propre à chacun d’eux sans oublier les sentiments et les émotions qui les animent tout au long du film que je déroule dans mon esprit. Plus je suis précise, meilleures sont les chances qu’une réelle connexion s’opère entre mon lecteur et moi. Il verra ce que j’ai vu, il ressentira se que j’ai ressenti. Il sourira en lisant les passages qui m’ont fait sourire en les écrivant, il frissonnera quand j’ai frissonné et il aura la larme à l’œil quand les miens ont été embués.

 

5. « Les chats noirs », cellule d’enquête est un thriller particulièrement réaliste, comment as-tu eu accès à tant d’informations sur les procédures judiciaires, les autopsies etc. ? 


J’évolue dans ce milieu, je n’ai donc aucun mérite. Je me suis servie de mon savoir-faire, de mon expérience professionnelle et des gens qui m’entourent, c’est à dire de mon réseau. Lorsque j’ai eu besoin de renseignements ou de précisions concernant leur partie, la spécificité de leur métier, je les ai contactés. Je réponds toujours présente et ils me le rendent bien !

 

 6. De manière plus générale, où as-tu trouvé l’inspiration pour crée une telle enquête ? 


Une « telle » enquête ? Je n’ai pas l’impression que cette histoire d’enquête sort des sentiers battus. Je la pense depuis un moment, elle aurait pu se produire dans la vraie vie de la manière dont je l’ai imaginée. Aussi, à titre personnel, je me suis investie dans une enquête similaire, pendant de nombreuses années. Au cours de ma vie, j’ai été confrontée à 3 disparitions tragiques de proches. La première est le meurtre d’Evelyne Rivat, une de mes cousines. Elle a été assassinée en 1978. L’auteur n’a jamais été identifié. En ce moment, j’essaie d’aider la famille à relancer l’affaire. D’ailleurs, le 2 janvier dernier, j’ai participé à l’émission « L’heure du crime » sur RTL.

Voici le lien pour ceux qui sont intéressés :

https://www.rtl.fr/programmes/l-heure-du-crime/7900337235-l-integrale-evelyne-rivat-l-oubliee-du-buffet-de-la-gare

 

C’est ce que je suis à l’intérieur de moi et la façon dont j’ai été façonnée par la vie qui m’ont permis de faire ce pourquoi je suis sur Terre : Aider et aimer de mon mieux. L’écriture est un moyen de faire passer des messages, de partager mes valeurs humaines. Et résoudre une énigme, rendre justice à une victime, c’est aider.

 

7. Enfin, as-tu un dernier mot à adresser à tes lecteurices ? 


À celles et ceux qui écrivent, croyez en vos rêves ! Si vous aimez écrire, ne baissez ni les bras ni la plume, quand on veut, on peut ! À celles et ceux qui lisent, merci d’être venus m’encourager à chaque concours, merci d’avoir aimé mes histoires, d’avoir partager avec moi via les commentaires et plus, parfois. À l’ensemble, grâce à Fyctia, mon réseau s’est étoffé, j’ai rencontré des auteurs et des lecteurs dans la vraie vie et, si on ne me vire pas de la plateforme et du discord, je serai toujours présente.

Publié le 18 février 2025

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