Fyctia
Chapitre 4 - Ophélia (2)
Romain me retenait. Il avait un sourire sadique sur ses lèvres asséchées. Les vertiges s’en prenaient un peu plus à moi. Je me sentais tomber petit à petit dans un malaise, dans ce mélange entre la peur mordante et l’angoisse horrifiante. Je n’arrivais plus à me débattre. J’étais comme pétrifiée par une atrocité immonde. Je n’arrivais plus à réagir. J’étais glacée. Figée.
J’aperçus Kévin arriver au loin au pas de course. Il poussait un ricanement machiavélique, presque forcé. Je me sentais de plus en plus mal…
Qu’allaient-ils me faire… ? De quoi serais-je encore victime… ?
Romain et Kévin s’échangèrent quelques paroles que je n’entendis pas. Mes oreilles étaient devenues sourdes tant le malaise était présent.
Après leur furtive conversation, les deux me sourirent et me transportèrent à nouveau vers cette chambre éclairée de simples bougies. Je n’arrivais plus du tout à me débattre… J’étais affaiblie… Totalement affaiblie… Mes larmes ne cessèrent pas de couler sur mon visage. C’était le pire cauchemar de ma vie… Je n’aurais jamais dû venir à cette fête, le sort que m’aurait réservé Kévin, ce Lundi-là, était sûrement moins cruel…
Les deux me balancèrent sur le lit et fermèrent la porte. Mon regard fixait la sortie ; mon esprit voulait s’enfuir mais mon corps n’arrivait plus à bouger…
Je sentis deux mains sauvages tenter d’arracher mon chemisier. J’eus la force de baisser la tête, sentant un courant désagréable traverser mon buste, et constatai que j’étais partiellement dénudée. Face à cette image, une rage commençait petit à petit à fleurir en moi. J’avais envie de crier ma colère et d’hurler ma peur. Il fallait que je le fasse… Pour ma dignité.
Je me mis donc à crier de toutes les forces qui me restaient. Mais une main se plaqua tout à coup sur ma bouche, me faisant ainsi taire. Alors, à la place de mes cris, les larmes coulèrent abondamment sur mon visage obscurci par la peine. Quelques glapissements sortirent de ma gorge serrée. J’étais fichue… J’allais être déshonoré par mes deux pires ennemis, tout ça pour assouvir à leur plaisir sauvage et à leur fantasme coupable…
Il n’y avait plus rien à faire… Je devais simplement me laisser faire…
Je fermai alors les yeux, crispai mon visage dans une certaine appréhension et soupirai toute ma souffrance. Je sentis une main chaude déboutonner mon pantalon puis enlever l’habit dit. Je tremblais de plus en plus. Je sentais la tristesse me ronger. Au fond de moi, je voulais contrer leur désir ; mais ma raison me citait que cela ne servirait à rien.
Pourquoi étais-je venue… ?
Ils s’apprêtèrent à enlever mes sous-vêtements…
Voici ce qui fut…
Mon déshonneur…
Mon désar…
« BOOM »
Je sursautai, moi ainsi que les deux immondes personnes. Mon cœur palpita à nouveau à vive allure. Quelqu’un était entré de force et avait – littéralement – explosé la porte. Je crus que ce fut Théo ; j’ouvris donc les yeux, soulagée que mon cousin me sauvât.
Qu’était-ce-que… ?
Nolan… ?!
4 commentaires
GalaruSeren
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Il y a 9 ans
Eliza_beL
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Il y a 9 ans
Landry
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Il y a 9 ans
Fyctia
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Il y a 9 ans