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Notes: le mythe de Méduse
Du choix du mythe Méduse
Dans la mythologie grecque, le mythe de Méduse raconte l’histoire d’une jeune fille dont la beauté séduit le dieu de la mer, Poséidon. Ce dernier, une nuit, la viole dans un temple dédié à Athéna, déesse de la guerre. En représailles, Athéna transforme Méduse en monstre à la chevelure formée de serpents et au regard de pierre. Méduse part s’isoler dans les montagnes, mais Athéna fournit son bouclier de bronze poli à Persée pour qu’il élimine Méduse sans risquer d'affronter son regard directement. Persée parvient à décapiter Méduse et offre sa tête à Athéna qui en orne son bouclier. Les jumeaux Pégase et Chrysaor naissent du sang de Méduse, tandis que le reste va recouvrir des algues qui vont se pétrifier et devenir rouges, donnant ainsi naissance au corail.
J’ai fait le choix de modifier le dénouement du mythe de Méduse, sans pour autant censurer son histoire. Je voulais montrer que Méduse aurait pu se remettre de ses blessures physiques et psychologiques. Aujourd’hui quand on étudie le mythe de Méduse (en tout cas, pour mon cas au collège), on parle de l’héroïsme de Persée, et on oublie souvent complètement la jeune fille violée puis transformé en monstre pour aucune raison autre que la jalousie déclenchée par sa beauté.
Certaines versions (Apollodore) vont jusqu’à donner le rôle de la méchante à Méduse, dès le début de l’histoire, en lui faisait porter la responsabilité de son viol - le fait qu’elle se vante de sa beauté et de sa longue chevelure et se considère plus belle que d’autres justifiant de son sort. D’autres au XIIe siècle (Bernard Silvestre) associent Persée à la vertu, Athéna à la sagesse et Méduse à des tendances perverses. Et ainsi de suite jusqu’à ce que de nos jours, on coiffe de serpents des femmes comme Angela Merkel ou Hillary Clinton lorsqu’elles obtiennent un fort pouvoir médiatique.
La morale de ce mythe est bien douteuse pour qu’on punisse une victime de viol par un meurtre, et pourtant, ce genre de violences sont toujours d’actualité dans notre société. Aujourd'hui, on a encore un "mythe moderne" : les hommes (ou autres agresseurs) ont des pulsions naturelles, ce seraient donc aux femmes (ou autres victimes) de réduire le risque en maîtrisant leur apparence. Méduse ne signifie pas le monstre ou la victime mais “La Protectrice” : autant en faire un symbole de rage et de féminisme.
J'ai volontairement évité de donner trop de détails sur le personnage de Mélie juste avant le viol de Paul. On ne devrait pas compter sa tenue de cette nuit-là, son attitude, son humeur, son âge, etc. comme possibles causes de son viol - la seule cause d'un viol, c'est le violeur.
Pas le contexte.
Pas la victime.
11 commentaires
Julie Galley
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Il y a 3 ans
Camille Andersen
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Il y a 3 ans
cedemro
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Il y a 3 ans
Camille Andersen
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Il y a 3 ans
NORAC74
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Il y a 3 ans
Camille Andersen
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Il y a 3 ans
Seyana
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Il y a 3 ans
Camille Andersen
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Il y a 3 ans