Lénovie Le miroir du passé Chapitre 1 : Kenelm

Chapitre 1 : Kenelm

Une lumière éclatante me réveilla. Je plissa mes yeux, soudainement retiré de mes songes, avant de retourner mon oreiller sur mon visage tout en jubilant. Quelque chose agrippa ma couette et l'arracha avec violence. Je me redressa, lentement, toujours les yeux clos. Une voix proche de mes oreilles, qui me paraissait pourtant si lointaine, s'exprima d'un ton coléreux :


- Jaiden ! Réveille toi bon sang, tu vas être en retard !


J'ouvris les yeux avec difficultés, encore éblouit par la lumière de ma chambre. Il me fallut quelques secondes avant de réaliser que ma mère se tenait devant moi, le visage crispé par la fureur. Son regard perçant me dévisagé, et me faisait bien comprendre que sa patience diminuée. Je cligna des yeux, encore endormi et acquiesça d'un petit signe de tête.


Une fois que ma mère fut sortit en furie, je resta un temps assis sur mon lit, le regard dans le vide. Je tourna la tête vers mon réveille...6h54...il était temps que je me lève. Je sortis de mon lit le pas lent et me dirigea vers la cuisine. L'appétit me manquait, alors je saisis simplement une pomme, histoire de dire que j'avais mangé.

Je passa dans la salle de bain, et me dévisagea dans la glace. Des yeux bleus lumineux, fatigués et cernés me fixaient, suppliant des heures de sommeils supplémentaire. Un teint pâle me recouvrait le visage, me donnant l'impression de me retrouver face à un mort vivant. J’essayai du mieux que je pouvais d'arranger mes cheveux épais et noir de jais, même si je savais déjà que c'était inutile, et je m'habilla en vitesse.


Avant même que j’eus le temps d'enclencher la poignet de la porte, la voix de ma mère raisonna dans toute la maison, et je la vit descendre les escaliers en trombe :


- Attend Jaiden, tu ne veux pas que je vienne avec toi ? Je sais que c'est pas facile de rentrer dans un nouveau lycée en plein milieu de l'année...

- Non merci maman, ça ira. La coupais-je d'un ton plutôt sec malgré moi.


Je lui dis au revoir et passa le seuil de la porte. Dehors, il faisait encore nuit, pas étonnant à 7h du matin un temps d'hiver. Ma seul source de lumière était la clarté de la lune, reflétant sur mon chemin le goudron granuleux ; les gouttelettes de la rosé du matin scintillaient comme des pierres précieuses, sur l'herbe verte du bas côté. À quelques pas de mon nouveau lycée, mon ventre se noua, me faisant ressentir mon petit déjeuner léger. Je le voyais au loin, s'étalant sur plusieurs dizaines de mètres vers le ciel et sur les côtés ; c'est bien différent de mon ancien bahut.

Mes pas ralentissaient.

Cette haute bâtisse, montée de plusieurs étages, se formée sous forme de U, entourant un petit parc d'herbe parsemé d'arbres et de buissons dénudés. Autour de celui-ci, un chemin de galets traversés toute la cour et rejoignait les trois grandes portes principales, bien hautes d'au moins trois mètres, dessinées de sculptures et de gravures anciennes.

Plus j'avançais, plus l’immensité des mures me donnaient le vertige.

Les fenêtres vitrées étaient disposées sur chaque étages, d'une manière très symétrique et soignés ; un frisson me parcourue l'échine, sentant des regards posés sur moi. D'ailleurs, je ne remarqua personnes, aucun élèves, aucun enseignants... j'étais sûrement arrivé trop tôt.


Je franchis la porte principale, à l'extérieur de la forme du bâtiment. Une fois rentrée, je me stoppa net. J'étais d'abord émerveillé, l'intérieur était grandiose : Des colonnes de marbres parfaitement détourées soutenaient l'étage du dessus ; les mures semblaient être taillés à même la pierre, comme si une montagne de roche blanchâtre se trouvait ici auparavant ; le sol était également d'une blancheur immaculé, reflétant les faibles lueurs des lumières murales... Chaque détails faisaient écho à des temps anciens, totalement conservés dans la pierre.

Ma mâchoire s'était légèrement décrochée, et mes yeux ne s'avaient quel coin regarder, tant la précision du lieu était sublime.

Cette première impression s’estompa très vite, quand un frisson me remonta dans le dos. Malgré la clarté éblouissante de l'endroit, l'ambiance qui pesée n'était pas rassurante. Loin de là. Plus j'avançais, plus un sentiment d'inquiétude grandissait en moi. Personne. Il n'y avait pas le moindre être vivant, pas le moindre bruit, souffle ou craquement. Cette école était déserte.

Je m'approcha d'une petite salle, fermée par de grandes vitres, laissant apercevoir l'intérieur de celle-ci. Sur le dessus d'une porte, vitrée également, était inscrit "Accueil n°2" en lettre noir profonde. J'enclenchai la poignet de porte, et l'entrouvris légèrement. À l'intérieur, un bureau en bois claire trôné au centre de la pièce. Rien d'autre. Seulement ce bureau était complètement vide, à l’exception d'une petite sonnette disposé sur le bord.

J’hésitai un moment, mais tendis finalement la main proche de la petite sonnette et appuya rapidement dessus ; rien ne se passa. Je rappuya, suspicieux, et attendis de nouveau. Après quelques secondes, la porte arrière de la salle s'ouvrit lentement et un homme passa l'ouverture. Il était très imposant, grand et le visage sombre, vêtu d'un costume noir et d'une cravate blanche ; ses yeux me balayés de haut en bas, d'un regard absent, et aucunes expressions ne traversées sa figure. Il s'approcha, tendis la main et se présenta :


- Tu dois être Jaiden Bentley ? Enchanté, je m'appelle Marty, je suis le gérant de l'aile centrale.


Je fronça les sourcils, étonné de ce qu'il venait de dire ; je lui serra la main qu'il me tendait et me questionna :


- Oui c'est bien moi. Euh vous dîtes que...

- Je suis le gérant de l'aile central, répéta t-il machinalement, je suppose que puisque vous venez d'arriver, il vous faut des explications. Dit-il toujours aussi neutralement.


En voyant mon hochement de tête, il sortit de la pièce et m'invita à faire de même. Nous sortîmes dehors, juste devant le petit parc d'herbe, et il se positionna en face du bâtiment. Le vent froid matinal me glacer les os, mais je tenta de rester neutre.


- Juste devant nous ce trouve l'aile centrale, à ta gauche se trouve l'aile Est et à ta droite l'aile Ouest. Chacune de ses ailes sont gérées part des dirigeants comme moi. Ces parties séparent les trois spécialités de ce lycée : La politique, le scientifique et la psychologie. Moi je dirige la spécialité de la psychologie, l'aile Est dirige la spécialité de la politique et l'aile Ouest dirige la spécialité du scientifique.( Il marqua une pause). Tu n'as pas besoin d'en savoir plus, tu en découvrira plus tout au loin de ton année. Suis moi je vais te montrer ton programme...


Il m’emmena de nouveau dans son bureau et sortit d'un tiroir une feuille. Il me l'a tendis et pour la première fois, je vis une expression tendre son visage. Ma mâchoire se décrocha quand je lu ce qu'il semblait être mon emploie du temps.


- Voilà, bienvenue au lycée Kenelm. Fit-il avec un léger sourire, peu réconfortant.








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33 commentaires

Janikest

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Il y a 5 mois

C’est bien décrit ce début avec un lycée mais dans le fond angoissant

Anthony Dabsal

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Il y a 5 mois

Salut ! Ton début de chapitre a une bonne ambiance. On sent que tu cherches à installer un univers mystérieux autour de ce lycée, et il y a des détails intéressants, comme le silence qui règne à l’intérieur et le personnage de Marty, qui est un peu énigmatique. Ça marche bien pour capter l’attention et donner envie d’en savoir plus. Il y a des pistes prometteuses. Quelques ajustements pourraient rendre le tout plus immersif et fluide. D’abord, sur le show don’t tell : pense à faire ressentir l’atmosphère du lieu à travers des détails qui titillent les sens de Jaiden. Par exemple, au

Anthony Dabsal

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Il y a 5 mois

lieu de juste dire qu’il ressent du froid dehors, tu pourrais montrer les effets directement : "frissons, engourdissements des doigts, volutes à l’expiration" Pareil pour son sentiment d’inquiétude dans le hall vide du lycée. Plutôt que de dire qu’il trouve ça inquiétant, tu pourrais montrer comment ça se manifeste physiquement : "Son cœur battait un peu plus vite, respirations halletantes." Ça le rend plus concret et fait vivre son ressenti au lecteur. Pour les dialogues, notamment ceux de Marty, ils sonnent un peu trop mécaniques. Au lieu de répéter "je suis le gérant de l’aile centrale", Marty

Anthony Dabsal

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Il y a 5 mois

pourrait lui parler plus naturellement, du genre : "Bienvenue. L’aile centrale, c’est ici. La politique à gauche, le scientifique à droite. Moi, je m’occupe de la partie psycho." Ça allège le texte et donne une touche de réalisme dans la façon dont ils interagissent. Sur les descriptions, tu mets de beaux détails, mais certains passages sont un peu lourds. Par exemple, pour décrire le lycée de l’extérieur, tu peux te concentrer sur quelques éléments frappants sans en faire trop. Plutôt que de dire "un bâtiment imposant, avec des murs de plusieurs mètres, des fenêtres parfaitement symétriques et des

Anthony Dabsal

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Il y a 5 mois

portes de trois mètres", tu pourrais donner une image unique, style : "Les murs s’élevaient à l’instar de remparts. Quelques ogives, au rez-de-chaussée, ouvraient sur un couloir drapé de portraits surannés" Ça donne une impression tout aussi marquante, mais en moins de mots. (Bon en vrai c’est aussi long, mais c’est plus authentique XD). Pour les réactions de Jaiden, il y a de la place pour creuser davantage. On sait qu’il est impressionné, mais on ne sent pas toujours ses émotions de façon naturelle. Par exemple, quand il voit l’intérieur du lycée, il pourrait lâcher un murmure

Anthony Dabsal

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Il y a 5 mois

d’étonnement ou s’arrêter un instant pour toucher une colonne de marbre, juste pour être sûr que tout est réel. Ces petites touches aident le lecteur à ressentir l’émerveillement ou le stress de Jaiden sans que tu aies besoin de l’expliquer directement. Enfin, pour les fautes de conjugaison, c’est sans doute un point facile à corriger avec une bonne relecture ou un coup de main extérieur. Ça rendra ton texte plus fluide et agréable à lire, sans que le lecteur se prenne dans des erreurs qui stoppent un peu le rythme. En gros, il y a un vrai potentiel dans ton histoire, et avec ces ajustements, tu pourras vraiment embarquer le lecteur dans l'univers que tu poses !

Lénovie

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Il y a 5 mois

Wouah, merci pour ces conseils et pour avoir prit le temps de les écrire. On me l'a déjà dis que je devais faire plus ressentir les impressions de Jaiden, et c'est ce que je vais essayer de faire pour la suite. Merci encore pour les conseils, je vais essayer de m'améliorer un max !

Anthony Dabsal

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Il y a 5 mois

👍

Lucie Feyre

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Il y a 5 mois

Coucou ! J'aime l'ambiance, mais alors, tu as un défaut sur lequel j'aime beaucoup chipoter, c'est que tu raconte trop xD On est en Je au passé, j'attends plus de réflexions internes du narrateurs sur les évènements. Si tu écrivais en Il/Elle, tu n'aurais absolument pas à changer tes tournures de phrase, parce que tu as déjà une focalisation externe. Pour le reste, Pazuzu a tout dit, donc je vais faire pareil, liker pour le soutien, parce qu'il y a du potentiel ;)

Lénovie

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Il y a 5 mois

Merci ! Je vais prendre en compte ton commentaire pour m'améliorer.
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