MysticRose La dernière oracle 2 - La cavalière

2 - La cavalière

Après avoir regagné sa chambre cette nuit là, Adrien eut bien du mal à retrouver le sommeil.


Il avait toujours eu du mal à déterminer quelle était la nature de l'attachement qu'il ressentait pour Ophélie. Depuis qu'il était petit garçon, il s'était attribué le devoir et la responsabilité de la protéger, au même titre que Joachim, son cadet. Et ce, même s'il avait toujours su qu'elle n'était pas sa sœur.


Mais peu avant le départ d'Ophélie, cet instinct protecteur semblait avoir mué en un sentiment bien différent. Un sentiment contre lequel il s'était efforcé de lutter de toute sa volonté.


Ces trois années passées loin d'elle auraient dû le guérir. Son affection pour la jeune femme aurait dû revenir à des sentiments plus fraternels. Mais à présent, l'adolescente qui avait quitté Rocheloire était devenue une jeune femme à la beauté éthérée, et ces sentiments qu'il n'avait eu de cesse de refouler semblaient être revenus avec elle, plus intenses encore qu'auparavant.


Dans quelques jours, après sa première apparition à la Cour, Ophélie n'aurait aucun mal à obtenir une demande en mariage. Et Adrien savait que sa mère mettrait tout en œuvre pour que cela arrive.


Lui, en revanche, supportait à peine l'idée qu'elle puisse appartenir à un autre.


Mais Ophélie pourrait-elle jamais partager ses sentiments ? Ils avaient grandi ensemble. Il lui avait appris à imiter le chant du merle et à grimper aux arbres. Elle avait été la complice de toutes ses bêtises lorsqu'ils étaient enfants. Elle le considérait comme son frère.


Et même si elle finissait par éprouver la même chose que lui, Adrien savait qu'épouser Ophélie ne serait pas acceptable. Les règles de la haute noblesse lui imposaient de s'unir à une jeune femme issue d'une famille au moins aussi prestigieuse que la sienne.


Comme il détestait être l'héritier de Rocheloire...


Tourmenté par des espoirs et des désirs qui lui semblaient inaccessibles, le jeune homme passa une nuit trouble et agitée. Lorsqu'il s'éveilla le lendemain, il était déjà près de dix heures.


Dans les couloirs de Rocheloire, c'était un va-et-vient de tissus, de rubans et de volants. La comtesse de Rocheloire n'avait rien voulu laisser au hasard. Elle avait commandé les plus belles étoffes et sollicité les services des modistes les plus talentueux de la capitale. Elle voulait faire confectionner la robe parfaite pour le premier, mais aussi le plus important des bals, auquel devrait participer Ophélie durant sa vie.


— Mademoiselle ! Si vous continuez à remuer de la sorte, votre robe ne sera jamais prête !


A l'autre bout du couloir, la couturière s'affairait autour d'Ophélie, tâchant de placer ses épingles aux endroits appropriés afin d'ajuster la robe de bal.


— Je ne vois pas comment je pourrais porter ces horribles jupons durant toute une soirée, grogna la jeune femme. Ils sont terriblement lourds !


— Ne bougez pas Mademoiselle. Il ne me reste plus que quelques épingles à ajouter, supplia la couturière.


Ophélie tâcha de rester immobile, se concentrant sur le reflet que lui renvoyait le psyché. Elle avait l'impression de voir une toute autre personne. Le tissu blanc de la robe accentuait de manière délicate la blancheur de sa peau, tandis que le corset soulignait élégamment la finesse de sa taille. D'ordinaire, Ophélie détestait la minceur et la pâleur qui la caractérisaient et qui lui donnaient une apparence fragile et délicate, qui était bien loin de lui correspondre. Elle était consciente cependant, que de nombreuses jeunes femmes à la Cour lui auraient sûrement envié son teint de porcelaine. Non, la seule chose qu'Ophélie appréciait chez elle c'était sa longue chevelure d'ébène car elle n'aimait pas non plus les deux billes translucides et bleues qu'étaient ses yeux.


La couturière s'apprêta à planter la dernière épingle dans le tissu lorsque Ophélie reconnu la voix d'Adrien de l'autre côté de la porte.


— Pouvez-vous demander à ce que l'on fasse préparer mon cheval ? demandait-il à un domestique.


Ophélie n'avait pas oublié la promenade qu'il lui avait proposé la veille. Il était hors de question qu'il parte sans elle. Elle ne pouvait pas passer la première journée de son retour à Rocheloire, enfermée et affublée de fanfreluches !


— Cette robe est parfaite ainsi ! lança-t-elle en se précipitant hors de la pièce, faisant voler sur son passage rubans et autres tissus au grand désespoir de la couturière.


Elle descendit à toute allure l'immense escalier et rattrapa Adrien avant qu'il ne passe les portes.


— Je t'en prie, laisse-moi venir avec toi ! le supplia-t-elle. Je ne supporterai pas une minute de plus de ces essayages ...


Adrien resta coi durant un instant avant de répondre, avec un sourire en coin :


— Je ne suis pas contre mais je doute que chevaucher en robe de bal soit très confortable !


— Je l'avais presque oubliée ! s'exclama Ophélie. La pauvre jument serait restée clouée au sol... Ces jupons pèsent une tonne.


Elle reprit l'escalier dans l'autre sens et se hâta de rejoindre sa chambre. Elle troqua sa robe de bal immaculée contre son amazone la plus chaude et alla rejoindre discrètement Adrien devant les écuries.


Elle n'arrivait pas à croire qu'elle était parvenue à échapper à l'œil vigilant d'Amelia et des domestiques jusqu'ici, et s'attendait à tout moment à voir la gouvernante surgir pour la sermonner et l'empêcher de fuir le château.


Adrien était en train de seller sa jument. La jeune fille caressa l'encolure de l'alezane. Cela faisait si longtemps qu'elle n'était plus montée à cheval.


— Quand mère apprendra que tu es sortie, elle sera furieuse, dit-il. Et elle ne te laissera plus faire quoi que ce soit avant le Grand Bal de Printemps.


— Je suis restée enfermée dans un couvent durant trois ans, répliqua Ophélie en haussant les épaules. Et elle sera de toute façon furieuse si elle me surprend en train de rebrousser chemin dans cette tenue.


Adrien réprima un sourire. Sur ce point, Ophélie et lui se ressemblaient beaucoup : rien ne pouvait les arrêter lorsqu'ils avaient une idée en tête.


— Peux-tu m'aider à monter ? lui demanda Ophélie lorsqu'il eût terminé de préparer sa monture.


Elle attendit que le jeune homme joigne ses mains pour l'aider à prendre son élan, comme il l'avait toujours fait auparavant, au lieu de quoi il la saisit par la taille pour la soulever et la poser délicatement sur la jument brune.


Adrien se mit à son tour en selle et ils s'élancèrent sur le petit chemin de terre qui permettait de quitter Rocheloire puis serpentait au travers des grandes plaines qui composaient le domaine.


Ophélie adorait Clio, sa jument alezane. Comme toutes les montures réservées aux femmes, elle n'était pas aussi rapide ou robuste que le cheval de son compagnon, mais elle était suffisamment fougueuse et endurante pour lui permettre de le suivre à bonne distance.


Le comte lui avait offert Clio pour son quinzième anniversaire. Ce présent avait fortement contrarié Catherine de Rocheloire, qui estimait que sa pupille passait déjà bien trop de temps à parcourir la campagne.


Ophélie ressentit une pointe de culpabilité. Sans doute aurait-elle du faire preuve de patience, et attendre que la couturière termine son travail. Mais pourquoi devait-elle toujours se plier aux désirs des autres ? Elle chassa les pensées qui l'accaparaient. Elle voulait profiter de l'instant présent et apprécier cette promenade clandestine pour laquelle elle devrait certainement répondre de ses actes plus tard.


Adrien avait déjà pris une belle avance sur elle, mais elle ne chercha pas à le rattraper. Elle savourait la sensation du vent, qui emmêlait ses cheveux et lui glaçait les joues, le contact de sa monture, la sensation de vitesse et la beauté du paysage qui s'épanouissait avec les premiers jours de printemps.


Au bout de quelques minutes Adrien ralenti l'allure, si bien qu'Ophélie se trouva bientôt à sa hauteur. Le jeune homme lui lançait des regards en coin et à son expression elle le devinait sur le point de lui poser une question.


Il sembla hésiter durant quelques secondes puis dit enfin :


— Ce cauchemar, hier soir, il devait être effroyable . J'ai entendu tes cris depuis l'autre bout du couloir.


Ophélie décela l'inquiétude dans la voix du jeune homme.


Pouvait-elle vraiment lui confier son rêve ? Ou le trouverait-il lui aussi ridicule, tout comme Amélia ? Adrien ne manquait jamais une occasion de se moquer d'elle.


Alors qu'elle s'apprêtait, hésitante, à lui raconter l'étrange cauchemar qui la réveillait presque toutes les nuits, le vent leur porta l'écho d'un appel à l'aide et ils aperçurent bientôt la silhouette d'un cheval noir galopant à toute allure et celle de sa cavalière qui tentait, tant bien que mal, de ne pas tomber de sa monture.


— Son cheval s'est emballé ! s'écria Adrien.


Sans même réfléchir, il lança sa monture au galop et s'élança à toute vitesse vers le cheval effrayé. Sa cavalière, qui glissait dangereusement sur le côté, hurlait, ajoutant encore au trouble de l'animal.


Adrien s'approcha autant que possible, jusqu'à se trouver au côté de la jeune femme.


— Lâchez les rennes et accrochez-vous fermement à son cou ! lui cria t-il.


Elle tourna la tête et le dévisagea avec de grands yeux apeurés.


— Je ne peux pas !


— Si vous le pouvez !


Après un instant d'hésitation, elle entoura le cou du cheval de ses bras, puis lâcha ses rennes.


— Calmez-vous et accrochez-vous ! lui intima Adrien.


Il attrapa un premier renne, forçant le cheval à réduire légèrement son allure, puis rapprochant davantage sa propre monture, enjamba agilement l'équidé effrayé pour se placer derrière sa cavalière qui réprimait à présent ses cris. Il saisit enfin le second renne et tira ... trop brusquement hélas, provoquant une ruade de l'animal qui les éjecta tous les deux.


Ils roulèrent avec violence sur le sol. Enveloppant la cavalière de ses bras, Adrien encaissa seul le choc. Ils restèrent tous deux étendus à terre, sonnés, durant quelques secondes.


— Vous allez bien ? demanda Adrien, lorsqu'il eut repris ses esprits.


Alors qu'il se relevait, il sentit une douleur vive lui vriller l'épaule droite.


De son bras valide, il aida la cavalière à se relever.


— Vous m'avez sauvé la vie, souffla-t-elle d'une voix tremblante lorsqu'elle fût remise sur pieds.


Adrien l'observa. C'était une jeune femme. Elle semblait avoir à peu près le même âge qu'Ophélie. Elle avait un visage harmonieux aux lignes parfaites, encadré de longues mèches blondes et ondulées. Le jeune homme eût du mal à détacher son regard de ses yeux bruns, encore agrandits par l'émotion. Elle était d'une beauté saisissante.


Ce fût le bruit d'un cheval au galop qui sortit le jeune homme de sa torpeur. Le cavalier était un homme dans la force de l'âge. Ses cheveux avaient les mêmes tons dorés que ceux de la jeune fille, et à son expression alarmée, Adrien devina qu'il devait s'agir de son père.


L'homme descendit hâtivement de son cheval. La jeune fille se précipita vers lui et se blottit dans ses bras.


— Tu es saine et sauve, soupira l'homme, soulagé, en serrant sa fille contre lui.


Lorsqu'ils rompirent leur étreinte, ils se tournèrent vers Adrien.


— Il m'est venu en aide, expliqua brièvement la jeune fille.


— Henri de Valadoux d'Arcy, Marquis d'Arcy, se présenta l'homme. Vous avez toute ma reconnaissance pour avoir secouru ma chère Sophie.


Il lui tendit la main. Adrien voulu la saisir mais une douleur vive lui traversa de nouveau l'épaule, suspendant son geste. Il porta sa main gauche à son épaule pour contenir la douleur.


— Adrien de Rocheloire, se contenta-t-il de répondre en grimaçant.


Il ne se présentait que rarement par son titre. Comme son père, il ne portait que peu d'intérêt au protocole et à l'étiquette et évitait toute situation impliquant de devoir s'y soumettre.


— Vous êtes blessé, remarqua le Marquis d'Arcy, laissez-nous vous emmener à Arsac. Nous séjournons chez mon beau frère, le Duc, et sommes venus avec notre médecin qui pourra vous prodiguer les soins nécessaires. Je suis bien certain que qu'il ne verra aucun inconvénient à accueillir un si courageux voisin.


Arsac était le domaine le plus proche de Rocheloire. Ils y avaient été invités quelques fois à l'occasion d'un ou d'une réception, mais voilà bien longtemps que cela ne s'était plus produit.


— J'ai bien peur de ne pouvoir vous suivre, répondit-il. J'étais avec une parente ...


— Adrien !


Le jeune homme vit son interlocuteur plisser les yeux vers l'horizon, en même temps qu'il entendit la voix d'Ophélie crier son prénom.


Ophélie les rejoignit peu après. Elle tenait le cheval d'Adrien par la bride, et dévisageait avec curiosité l'inconnu et sa fille.


— Je suppose que c'est elle ! s'exclama Valadoux d'Arcy en souriant. Et bien, elle est la bienvenue également.


Il ajouta pour Ophélie :


— Monsieur de Rocheloire semble s'être demis l'épaule en tentant d'arrêter le cheval de ma fille qui s'était emballé. Nous aimerions le faire examiner par notre médecin à Arsac.


Adrien échangea un regard impuissant avec la jeune femme. Ils ne pouvaient décemment pas refuser la proposition du Marquis d'Arcy.


— Merci Monsieur, répondit poliment Ophélie. Je serai en effet rassurée de savoir qu'Adrien ne s'est pas blessé trop gravement.


Quelques minutes plus tard, ils s'étaient tous mis en route pour Arsac. Valadoux d'Arcy et sa fille menaient la marche, suivis de près par Adrien. Le Marquis interrogeait le jeune homme sur Rocheloire, ainsi que sur les relations que sa famille entretenait avec celle du Duc d'Arsac. L'homme expliqua également qu'ils ne se déplaçaient jamais sans être accompagné de leur médecin en raison de l'état de santé fragile de son épouse.


Ophélie observait Sophie, agrippée à son père, lancer régulièrement des oeillades innocentes et des sourires timides à son sauveur.


Adrien parvenait vaillamment à faire bonne figure, donnant la réplique au père et répondant aux sourires de la fille. Mais la douleur que lui causait sa blessure à l'épaule se lisait sur son visage.


Ophélie suivait le petit groupe à bonne distance, déconcertée par le cours qu'avait pris cette promenade. Elle se demanda ce que le Marquis et sa fille étaient venus faire à Arsac. S'agissait-il d'une simple visite de convenance ? Sûrement pas. L'épouse du Marquis ayant une santé fragile, ils s'étaient certainement déplacés pour un motif plus sérieux.


Quoi qu'il en soit, il était évident qu'Adrien avait fait forte impression sur Sophie de Valadoux d'Arcy et son père.


Le soleil, lumineux pour un jour d'hiver, était déjà haut au dessus de leurs têtes lorsqu'ils atteignirent les grilles étincelantes d'Arsac. Le château était bien plus grand que Rocheloire. Les pierres blanches d'une partie des ailes, à droite et à gauche de la demeure, se détachaient de manière nette avec la structure principale, d'un blanc plus terne, témoignant des travaux d'extension récents opérés par les propriétaires. Des jardins à la française s'étendaient sur plusieurs mètres tout autour du château, et bien que dépouillés par l'hiver, ils étaient magnifiques.


Ils laissèrent leur chevaux aux écuries, où ils furent confiés à des domestiques.


— On dirait que votre monture a retrouvé son chemin seule, dit Adrien à Sophie en descendant de cheval.


Le cheval à la robe noire se tenait à présent calmement dans une stalle.


— S'il nous appartenait encore, je le ferai abattre sur le champ, déclara Sophie en jetant un regard sombre à l'animal.


Ophélie frémit en entendant ces mots.


— Peut-être aurait-il fallu, en premier lieu éviter de le monter, ne put-elle s'empêcher de lancer vivement à Sophie.


Avec sa silhouette élancée et musclée, la monture n'était manifestement pas de celles que l'on réservait aux femmes.


— Je dois admettre que je cède trop souvent aux caprices de ma fille, intervint Valadoux d'Arcy. Elle est plutôt bonne cavalière mais nous avons sans doute trop auguré de ses compétences.


Le visage de Sophie s'assombrit encore davantage. Son père poursuivit :


— Nous revenons de l'étranger où j'ai acheté cet étalon il y a quelques semaines. Il s'agit bien certainement de ma plus belle acquisition. Je l'ai offert à mon beau frère qui en est tombé amoureux.


Ils se dirigèrent vers le château où le Marquis fit demander son médecin et introduisit ses invités auprès du Duc d'Arsac qui les pria de s'installer dans un salon. Le Duc leur demanda quelques nouvelles de Rocheloire, ils échangèrent quelques mots et partagèrent une légère collation jusqu'à l'arrivée du médecin qui demanda à être seul avec Adrien.


Ophélie fut invitée à visiter les pièces de l'une des nouvelles extensions, qui avait été récemment décorées, le temps que le médecin examine le jeune homme. Les tapisseries étaient clinquantes, le mobilier rutilant. Tout était fait pour inspirer le luxe et l'opulence, tout comme le reste du château, bien loin de la simplicité qui était de mise à Rocheloire.


Lorsque Adrien sortit enfin du salon, accompagné du médecin, il avait le bras droit en écharpe. Le médecin lui confia quelques recommandations puis se tourna vers le Marquis d'Arcy.


— Il s'agit d'une luxation. J'ai pu remettre l'articulation en place, cependant Monsieur de Rocheloire devra se reposer totalement durant quelques semaines.


Après l'avoir remercié, Valadoux d'Arcy congédia son médecin.


— Nous n'avons que trop tardé, confia Adrien à leur hôtes. On doit s'inquiéter de ne pas nous voir rentrer à Rocheloire.


— J'ai pris les devants à votre arrivée en envoyant un domestique porter un message à vos parents, intervint le Duc d'Arsac. Mais, en effet, vous devriez rentrer sans tarder et prendre du repos. J'ai fait mettre une voiture à votre disposition.


— Je vous remercie mais je vous assure que c'est inutile, protesta poliment Adrien.


— Acceptez je vous en prie ! intervint Sophie, d'une voix douce. En gage de notre reconnaissance.


Ophélie et Adrien se remirent donc en route vers Rocheloire, dans l'élégante voiture que le Duc d'Arsac avait fait préparer pour eux.


Alors qu'ils s'apprêtaient à repasser les grilles du duché, Ophélie songea à quel point cette promenade avait prit une tournure inattendue.


Elle observa Adrien. Le jeune homme se retourna plusieurs fois et regardait Arsac s'éloigner, une expression indéchiffrable sur le visage. Devant les portes, Sophie de Valadoux d'Arcy faisait de même, et Ophélie devinait que c'était sans nul doute vers Adrien que les pensées de la jeune fille étaient dirigées.


Un étrange pressentiment prit alors forme dans son esprit.


Quelque chose. Une sorte d'intuition qui lui disait que cette rencontre avait lié les deux jeunes gens l'un à l'autre. Comme si le destin avait commencé à tisser un fil invisible entre eux.


Pour une raison qui lui était inconnue, cette pensée lui inspirait de la crainte et une forme d'appréhension.


Ce sentiment ne la quitta pas jusqu'à leur arrivée à Rocheloire.

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28 commentaires

Amphitrite

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Il y a 3 ans

Nouveau perso féminin…

Thalyssa Delaunay

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Il y a 3 ans

Merci Ophélie d'avoir défendu le cheval ! C'est comme tous ces gens qui piquent un chien qui a mordu alors que ce sont bien eux qui ont foiré l'éducation ou ne respectent pas le rythme/l'espace de l'animal ! N'hésite pas à me dire si mes corrections de coquilles t'ennuient, je sais que tout le monde n'apprécie pas, même quand ça part d'un bon sentiment ;)

Amphitrite

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Il y a 3 ans

Bien dit! Comme les poneys qui s’emballent aussi!

Lou.R.Delmond

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Il y a 3 ans

Ophélie, d'une manière ou d'une l'autre à l'air d'avoir des capacités d'intuition très augmentée, voire un peu surnaturelle, comme avec le rêve, ou ici cette fin de chapitre. La scène d'action avec le cheval qui s'est emballée était très bien réussi, et j'apprécie définitivement beaucoup la manière dont tu construis ton récit, ainsi que ton écriture !

MarionH

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Il y a 3 ans

Au début, je plaignais Adrien qui souffre du poids des conventions...mais on perçoit que son sort va s améliorer. Plume hyper fluide, tres agreable à lire.

MysticRose

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Il y a 3 ans

Merci pour ce retour !!

clecle

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Il y a 3 ans

La romance se dessine, je prendrai plaisir à lire la suite.

MysticRose

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Il y a 3 ans

Merci pour le like et le commentaire ! Je serai ravie de te lire sur les prochains chapitres :)

marywoodroman

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Il y a 3 ans

Et hop chapitre débloqué ! Au plaisir ! ;)

MysticRose

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Il y a 3 ans

Merci ☺️ j’espère que tu as apprécié la lecture !
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