Fyctia
Chapitre 8 : Fred
"- Il n’exploite pas tout son potentiel, votre fils. S’il cessait de jouer au gai luron, s’il était plus attentif il pourrait avoir des notes respectables, mais là… "
Comme d’habitude c’est la même rengaine. Je déteste les réunions parents profs.
Je parie que l’autre là-bas qui sourit comme une bonne petite fille à sa maman et à son papa, elle en a des compliments.
J’en ressors exempté de toute source d’angoisse. Ces mots ne m’atteignent pas. Il m’en faut plus, oh oui beaucoup plus.
Cette pauvre Hardy fait les frais de mon insolence mais je m’en fous. Sa perfection m'exaspère. Son air de petite fille sage, qui la rend encore plus fragile, c'est bien tout ce que je déteste. Cette façon qu'elle a en plus de me regarder…Comme si j’étais un psychopathe de première !
Elle ne vaut pas plus que tous les autres. Comme mon père d’ailleurs et sa pouffe. Depuis tout petit, j’en suis à ma deuxième belle-mère. Je sens qu’une troisième pourrait se profiler à l’horizon.
Il est comme cela mon père, avec son argent il peut se taper toutes les femmes qu’il veut. Les plus téméraires sont les bienvenues. Il a un vrai sex-appeal mon paternel, il sait s’en servir du feu de Dieu. C’est un homme de pouvoir qui par -dessus tout, mène son monde à la baguette.
Il croit qu’il peut me remettre sur le droit chemin, mais qu’est-ce qu’il croit ? Qu’avec des cours de soutien, j’aurais des notes « respectables ». Le fait d’insister sur ce mot me fait marrer plus qu’autre chose. Agissons, mais faisons le bien. C’est à dire que je ne vais certainement pas en foutre bien lourd pour le reste de l’année. Pas envie. Je préfère la facilité, et surtout m’éclater.
C’est sûr, je ne manque de rien, je n’ai rien à redire à cela, bien au contraire.
J’ai été élevé malgré l’absence d’une mère, par ce père qui est plus intéressé par son boulot, son entreprise très florissante et son pognon débordant du vase communiquant.
C’est mon expression à moi, j’en ai des tas d’autres et ce ne sont pas mes potes Romain et Matthieu qui me contrediront. Ils sont les doigts de ma main et ils me suivent pour toutes les conneries qui sont bonnes à prendre.
L'autre jour j'ai su prendre Hardy, mon souffre-douleur, dans mes filets. Je l'ai enfermée dans les toilettes des filles. Par un pur hasard, elle a déboulé devant moi et apeuré elle a filé comme un lapin. En la pistant, j’ai osé y entrer. Elle était seule, sûrement assise sur sa cuvette. J’ai réussi à barrer la porte de ses cabinets. Elle a dû se trouver bien bête enfermée dans ses chiottes ! C’est l’autre Laurel qui l’a sorti de ce merdier. Puis je m’en suis pris aussi à son casier. J’ai inséré des petites bestioles pas très reluisantes à l’intérieur, des chenilles. Elles sont inoffensives mais elles peuvent être bien urticantes…Elle a dû morfler pour les sortir de leur cachette.
M’attaquer à elle, c’est jubilatoire, seulement ces petits jeux ne me satisfont plus dorénavant. J'ai besoin de plus.
Mes exigences sont telles, que je dois les satisfaire.
Je suis du genre à ne laisser passer aucun sentiment et ni aucune attache. C’est ainsi que doit ressembler la dure loi de Frédéric Doucet. Personne ne peut et ne doit m’atteindre.
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Judith | Fyctia
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Il y a 3 ans
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Emmy Jolly
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iris monroe
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car_amel
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