Fyctia
Chapitre 11 : Partie V
Il est obligé de poser la question bien évidemment, je lui répond par la négative et je lui donne l’adresse de Charly. En espérant qu’il ne l'appelle pas malgré mon refus. Il nous faut une bonne demi-heure pour arriver dans le Queens. Je remercie Noah en descendant de la voiture, je lui précise également de venir nous chercher comme d’habitude. On monte à l’appartement, j'espère que Charly n’est pas à l'orphelinat, je sais qu’il y passe pas mal de temps surtout depuis qu’on a de la peinture. J’attrape ma clé et j’entre, on trouve Charly couvert de peinture affalé sur le canapé en train de dormir. Il se réveille quand je dégage ses jambes du canapé.
— Hein, qu’est-ce qu’il se passe ? dit Charly à moitié endormi.
Je dis à Sasha de s'asseoir, Charly l’a regarde, les bleus commencent à légèrement apparaître. Eléonora est partie dans la salle de bain, chercher des serviettes pour enlever le sang séché sur le visage de Sasha. Elle n’a pas arrêté de pleurer depuis qu’on a quitté le lycée, je ne sais pas si c'était une bonne idée de l’emmener ici sans prévenir personne. Ca fait 20 minutes que nos téléphones n'arrêtent pas de sonner, entre Dave, Carolina et Nath ça ne s’arrête pas c’est en continue. Je finis par répondre à Dave pendant qu’Eléo et Charly s'occupent de Sasha.
— Allo. Je lâche.
— Ca fait 20 minutes qu’on essayent de vous joindre vous avait disparu du lycée avec Sasha.
Je m'éloigne pendant que Dave débite tout un tas de jurons à travers le combiné.
— Sasha s’est fait frapper parce qu’elle se fait harceler, on la sortie de là.
J’entend Dave lâcher un nombre incalculable de jurons. Avant de raccrocher il me dit qu’il arrive la chercher, sans même me demander où on est. Je soupçonne Noah de l’avoir appelé ou alors il a mis un traceur GPS sur mon téléphone. Quand je rentre dans l'appartement, j'informe Sasha que son père arrive, et que je lui ai parlé de la situation.
Dave arrive assez rapidement, il ne devait pas être loin. Je pars ouvrir la porte, il me pousse pour entrer sans un bonjour, il se précipite retrouver Sasha assise sur le canapé. Je referme la porte et je les rejoins. Eléonora explique la situation à Dave qui finit par nous remercier d’avoir été là pour elle, ce qui est normal, Sasha ne mérite pas ça. Dave nous dit qu’il ira parler au proviseur pour cette histoire et que ça se passera bien, mais Sasha se remet à pleurer rien qu’à l’idée d’y retourner.
— Je peux aller leur faire peur si tu veux. Je propose à Sasha.
Elle me regarde et se remet à pleurer de plus belle, je retiens que je suis pas bon pour réconforter les filles. Charly ne peut s'empêcher de pouffer de rire voyant la réaction de Sasha face à ma demande.
— Merci. me répondit Sasha entre deux pleurs.
C’est sans compter sur Dave est sa morale à deux balles, pour anéantir tous les espoirs de Sasha.
— Non toi tu te tiens à carreaux. me préviens Dave
Je ne dis rien mais dès qu’il se retourne, je fais un clin d'œil à Sasha pour lui faire comprendre que j’irais quand même. Un sourire se dessine sur son petit visage si innocent, je ne sais pas pourquoi mais je l’aime bien cette gamine. Je lui propose de venir peindre l’orphelinat avec nous, ça lui changera les idées, je suis ravi de voir qu’elle accepte ma proposition.
****
Je me prépare dans ma chambre près à aller à cette fichue soirée pour vendre la came de Roy. J'espère en vendre le plus possible, c’est gosse de riche ne sont pas si attiré par ça, Eléonora a dû m'aider à vendre les premiers qu’il m’avait filer. Je lui avais promis de ne plus en vendre mais je ne peux pas m'empêcher de ce que pourrait faire Roy. J’enfourne le petit sachet de MDMA dans la poche intérieur de mon blouson et je sors de ma chambre pour rejoindre Noah qui m’attend déjà devant la maison. Je m'apprête à descendre quand la porte d’Eléo s’ouvre, elle sort de sa chambre, on dirait qu’elle sort se soir. Elle porte un crop top rouge qui laisse apparaître la naissance des ses seins, un jean slim qui moule tout le bas de son corps, son éternel paires de boots et une veste en jean noire. Elle me passe devant descendant les escaliers en roulant du cul, je reste bouche bée devant ce spectacle, qui plaît visiblement à ma queue qui commence à s’agiter dans mon caleçon. Je la rattrape à tout vitesse avant qu'elle atteigne le bas de l’escalier.
— Tu vas où ?
Elle me lance un de ses regards plein de malice.
— A la fête, toute la classe a été invitée. Malory, tu sais la fille rousse, j’ai fait connaissance avec elle en sport, et elle m’a invitée hier.
Elle recommence à descendre comme si tout ça était normal. Spoiler alert rien de tout ça n’est normal. Je finis par la rejoindre en bas de l’escalier et avant qu’elle ouvre la porte elle se tourne vers moi.
— Drik n’oublie pas qu’on reste des adolescents normaux qui ont besoin de s’éclater.
Je dois reconnaître qu’elle n’a pas tord, je la suis et on monte en voiture. Quand on arrive, il y a du monde partout, cette soirée va être un enfer.
****
Ça doit faire deux heures que je traîne au milieu des gens, je viens de réussir à vendre le dernier cacheton. Je suis en train de faire le dernier échange quand j'aperçois la brune, qui me fait tourner la tête, me regarder de ses yeux d’azur. A cet instant précis je suis sûr qu’il tire plus vers le gris. Le garçon avec qui je faisais affaires se barre dès qu’il entre en possession de ces petits cachetons. Eléonora me rejoint, son visage crispé par la colère s’approchant de plus en plus, je constate que ses yeux on virer au gris.
— Tu m’avais promis d'arrêter, j’ai parlé à Soul, il va s’en occuper.
Je la trouve encore plus attirante quand elle est en colère, tout son corps se tend, sous ses fringues bien trop moulantes. Je l’attire dans la chambre qui se trouve juste derrière moi, je la coince entre mon corps et la porte. J’approche ma bouche de son oreille, je sens déjà son souffle s’affoler et son cœur s’emballer contre ma poitrine.
— Je brûlerais la planète terre pour te protéger. Je ne peux pas te mettre en danger.
Je m’écarte à quelques centimètres de son visage, juste pour la regarder dans les yeux. Je la vois se concentrer sur mes lèvres et sans prévenir elle se jette sur celle-ci. Je la laisse mener la danse, jusqu'à ce que ses mains passent sous mon tee-shirt. Je la soulève, instinctivement elle entoure ma taille avec ses jambes rapprochant dangereusement son sexe du miens déjà très tendu.
0 commentaire