Fyctia
Chapitre 9 : Partie III
Elle va ajouter quelque chose mais Dave et Da silva sortent du bureau à ce moment-là.
— Vous allez arrêter d’écouter aux portes tout les deux. Allez en cours.
Dave nous fait sortir pour nous envoyer en cours. Je regarde Eléonora, on doit découvrir ce qu’ils cachent c’est pas possible.
— T'es peut-être en danger et tu le sais. me dit Eléonora
Je la regarde, elle est sérieuse. Je suis tout le temps en danger, je suis dans un gang et puis justement je le saurais si j’étais en danger.
— Je fais parti d’un gang, le danger me suit comme mon ombre.
Elle me répond un vague «pas faux» et on part en cours. Sur le chemin pour aller en cours j’envoi un audio à Charly pour le tenir informer et j’entre en classe, pile à l’heure.
****
La sonnerie indiquant la fin des cours du matin retentit enfin, je vais pouvoir aller manger. J'aperçois deux mecs de ma classe, qui me regardent depuis le début des cours, se décider à enfin venir me parler. Par chance, Eleonora me dit qu’elle doit passer aux toilettes avant de manger et qu’elle me rejoint à la cantine. Je remarque les deux garçons m’attendre à la sortie de la classe, ils ne se privent pas pour regarder Eléonora quand elle passe devant eux, ça y est ils vont me gonfler cela. Je sors de la classe et comme je m’en doutais ils m'accostent.
— Hey mec, tu viens du Queens c’est ça ? me demande le blond.
Je l’ai détaille ils ont pas l’air d’être du genre à se défoncer à coup de cachetons mais si j’ai bien appris en vendant c’est qu’ils ont jamais la tête qui va avec.
— Ouais, pourquoi ?
— On cherche des cachetons pour pouvoir réviser. Tu as de quoi ?
En revanche, je dois avoir la tête de l’emploi pour qu’ils viennent me parler juste pour ça.
— Venait me voir à 13 heures devant le lycée, on va s’arranger.
Je ne l’ai laisse pas répondre et je pars rejoindre Eléonora qui s’en surprise m’attends devant les portes de la cantine. Je remarque sa tête à des kilomètres, je vais avoir le droit à un interrogatoire en bonne et due forme. Je passe à côté d’elle sans la calculer, elle me suit toujours intrigué par mon retard. On prend de quoi manger et on part s'asseoir à une table plutôt éloignée, de là où je suis je peux voir Sasha rigolait avec ses copines.
— Pourquoi tu étais en retard ?
Je lève les yeux de mon assiette, ses yeux océans me scrutent. Je remarque qu’ils sont plus foncés que d’habitude comme si la tempête faisait rage sur l’océan de ses yeux. Je comprend qu’elle est en colère, je décide de lui mentir c’est mieux pour elle.
— Je suis passé aux toilettes aussi.
Elle rougit, elle est gênée de s’être fait des films.
— Ok j’avais juste peur que tu fasses des bêtises, je te rappelle qu’on a un secret à découvrir.
J’ai parlé à Sasha ce matin dans la salle de bain, elle sait quelque chose mais elle n'a rien voulu lâcher.
La gamine est au courant, c'était sur putain ! On doit réussir à la faire parler. On a fini de manger assez rapidement. Le plan maintenant c’est qu’il faut que je me débarrasse d’Eléonora et par chance Sasha sort de la cantine en même temps que nous j’en profite.
— Tu devrais aller avec elle, je lui montre Sasha, pour la faire parler.
Elle acquiesce et part rejoindre Sasha, j’en profite pour me diriger vers la sortie. Quand je passe le portail j'aperçois le blond et le brun de tout à l’heure. Je les rejoins au plus vite.
— Vous en voulez combien ?
— 4 s’il te plaît c’est pour bosser les cours plus facilement.
Je l’ai regardé, je m’en fous de leurs raisons. J’attrape deux sachets, heureusement que j’ai tout rangé par deux hier soir.
— 60 dollars.
Le blond sort l’argent de sa poche, on se sert la main ce qui nous permet de faire la transition sans trop de regards. Ils repartent contents de leurs achats de la journée, je range l’argent dans mon sac. Quand je relève la tête j'aperçois Eléonora les bras croisés une clope à la bouche. Je sens que je vais prendre pour mon grade, plus j’avance vers elle plus je sens la colère bouillir en elle.
— Tu étais aux toilettes là aussi. Putain Drik à quoi tu joue tu veux finir en taule.
Je sais qu'elle a raison, mais ce qu’elle ne sait pas c’est que je fais ça pour elle et non pour moi.
— Sauf que si je me retrouve à vendre c’est pour protéger ton joli petit cul de Roy, il a menacé de s’en prendre à toi si je ne vendais pas.
Je pars m'asseoir sur un banc plus loin, elle m’a soulé. Je cherche à la protéger et en plus je me fais engueuler. Je sors une clope, je la vois approcher elle a l’air toujours autant énervée voir plus.
— Je peux protéger mon cul toute seule, j'ai pas besoin de toi. Je n'ai jamais eu besoin de personne.
Elle repart vers le lycée, je sens que l’après-midi va être long. Je finis par moi aussi rejoindre le lycée à l’heure des cours.
****
Les cours sont enfin terminés, j’ai envie de crever rien qu’à l’idée de devoir y retourner demain. On descend du bus, pour rentrer. Eléonora me fait toujours la gueule, j’arrive pas à y croire, je devrais peut être la laisser se débrouiller avec Roy finalement. On a à peine franchi la porte que Carolina nous saute dessus pour qu’on vienne goûter, encore une fois je refuse.
— Tu devrais rester me parler de ta journée avec les filles, c'est toujours sympa de goûter ensemble. Dit-elle toute joyeuse.
C’est sans compter sur moi pour lui faire ravaler son goûter et son sourire.
— Non.
Je n’attends même pas sa réponse, je la contourne et je monte dans ma chambre. Je ne dis rien mais je ne compte pas non plus descendre pour manger ce soir, je m'arrêterais au mcdo avant la course.
Je reste dans ma chambre toute la soirée jusqu’à qu’Eléonora débarque pour me dire qu’on mange.
— J’ai pas faim.
Elle repart sans un mot. Je dois attendre que la famille finisse de manger pour pouvoir m'éclipser en paix, de là où ils sont il me verrais forcément sortir. Je m'apprête à sortir fumer sur le balcon quand la porte de ma chambre s’ouvre dans un fracas.
— Tu poses ta cigarette et tu viens manger. Dans cette maison il y a des règles et comme on te l'a dit quand tu es arrivé le repas du soir est obligatoire sauf si tu es malade. Et tu n’as pas l’air malade alors tu viens.
Je suis surpris par son irruption dans ma chambre et le ton énervé qu’il emploi, je ne m’y attendais pas, je croyais qu’on était libre. Je ne pensais pas non plus qu’il serait possible de l’énerver.
— Euh…je…J’ai pas faim.
3 commentaires
Livre_e
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Il y a un an
Emeline Guezel
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Il y a un an
Diane Of Seas
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Il y a un an