Fyctia
Chapitre 1 : Partie I
1 heure. C’est le temps que j’ai passé assis sur le banc en face de la porte de la juge Cole. J’ai passé 1 heure assis là et pourtant je n’ai aucune envie de voir cette porte s’ouvrir. Je sais pertinemment ce qu’il m’attends. Je n’ai pas peur de voir la déception sur le visage de la juge, j’ai beaucoup trop l’habitude de la décevoir. En revanche, j'ai peur de voir le visage de Nathanaëlle Mills, mon assistante sociale. Je sais qu’encore une fois je vais la décevoir. Elle a toujours tout donné pour moi et pas que moi. Elle se donne à cent pourcent quand ça concerne des enfants dont elle s’occupe.
Je repose mon regard sur le flic posté à côté de la porte. Je plains la personne qui est dans le bureau, ça fait plus d’une heure que la personne est dedans. Je ne sais pas ce que cette personne à fait mais Cole doit se régaler à lui faire la morale. Ca peut être qu’un ado, Cole est juge des enfants, il ou elle a dû faire une grosse connerie n'empêche, la juge ne nous garde jamais longtemps quand ce sont des petites bêtises.
Après avoir essayer de deviner qu’elle connerie pourrait amener quelqu’un à rester si longtemps dans le bureau de la juge. Je finis par laisser mon esprit divaguer vers d’autres horizons. Je pense à Charly, mon meilleur ami, qui doit s’inquiéter. Après tout il était avec moi pour voler la caisse sauf que par chance lui il ne s’est pas fait choper, et tant mieux.
Je reviens au présent quand j’entends des insultes fusées du bureau un peu plus loin à ma gauche. Un mec se fait embarquer par deux flics, il hurle en passant devant moi. Je l’observe jusqu’à ce qu’il disparaisse au tournant d’un couloir. Je continue de fixer le bout de ce long couloir après son passage.
Je continue d’examiner le couloir. Je regarde les autres personnes qui attendent, comme moi, devant la porte d’un juge. J’observe le mec assis pas loin sur ma droite, quand la porte devant moi s’ouvre. En tournant la tête pour regarder qui sort, je tombe sur des yeux bleu océan que je connais trop bien malheureusement.
Flashback
Je suis assis dans ma chambre, je regarde un livre sur les dauphins, j’aime bien les dauphins. Je l’ai eu la semaine dernière pour mon anniversaire de mes 3 ans, maintenant, je suis un grand. Je regarde les images de mon livre parce que je ne sais pas lire.
— Meldrik, à table !
Je suis Elisa jusqu’à la cantine, ils ont surement dû appeler avant, mais je n’ai pas entendu. Quand j’arrive je me prends à manger, il y a des patates, j’adore les patates, et il y a de la viande. Je prends un brownie au chocolat et je pars m'asseoir avec Charly.
— Elisa ! Crie Bryan
— Oui ?
— Il manque Eléonora, tu sais où elle est ?
— Non, elle doit encore être dans sa chambre je vais la chercher.
Bryan ne répond pas, il nous regarde manger. On doit manger dans le silence, Bryan n’aime pas quand on fait du bruit. Je suis en train de manger mes patates quand Elisa arrive avec Eléonora. Elle s'assoit à sa place habituelle et tout le monde mange sans un bruit.
Je viens de finir de manger avec Charly, on va dans notre chambre. Je retrouve mon livre sur les dauphins sur mon lit. Quand je l’ouvre, je vois qu’il est colorié de partout, E.H est marqué en gros et noir au milieu des coloriages, mon livre est tout moche maintenant. Je commence à pleurer. Je pars en courant dans la pièce commune. Quand j’arrive je cours sur Eléonora et je lui hurle dessus.
— Je te déteste. J’hurle sur elle.
Je commence à la taper avec mon livre, elle se débat et réussit à fuir mais je la rattrape. Je sais que je vais me faire disputer mais elle a abîmé mon livre.
— Qu’est-ce qu’il se passe ici ? crie Bryan en arrivant.
— Je ne sais pas. Meldrik est arrivé en hurlant et il s’est jeté sur Eléonora.
— Bon très bien. Meldrik, Eléonora venait là.
Bryan nous attrape par nos tee shirt pour nous séparer et il nous amène dans son bureau.
— Prenez une chaise et asseyez- vous.
On fait ce qu’il dit, et il sort des cordes, je sais très bien ce qu’il va faire Charly c’est déjà retrouver assis là. Bryan nous enlève nos tee-shirt et nous attache les mains et les pieds à la chaise et il défait la boucle de sa ceinture.
— Vous avez droit à 5 coups chacun et je vous demande de compter. Meldrik tu commences.
Clac !
— Un. Dit-je en sanglotant.
Clac !
— D…Deux.
Clac !
— T…Tr…trois.
Clac !
— Qu…Qua…Quatre.
Clac !
— C…Cinq.
Les traces des coups me brûlent et mes larmes n'arrêtent pas de couler sur mes joues. Je hais Eléonora, je me jure de la détester à vie.
Eléonora Holys, mon ennemi juré depuis toujours. Mes poings se serre automatiquement, mon corps entier se tend. Il se prépare à réagir à la moindre attaque de sa part. Il est habitué à son contact depuis si longtemps. Sa mine renfrognée montre qu’elle s’est pris un tir par Cole. Derrière elle, j'aperçois Nathanaëlle Mills, notre assistante sociale, ses traits sont tirés par la colère. Je ne sais pas ce qu’elle a fait mais ça craint. Elles sortent toutes les deux du bureau. Eléonora se tourne vers Nath pour râler de sa sentence, qui n’est pas des plus sympas apparemment.
— Eléonora, arrête-toi s’il te plaît. Tu t’assois et tu nous attends.
Nath me fait signe de me lever, ce que je fis. Le flic à côté de la porte m’enlève les menottes. Le second essaye d’enlever celle d’Eléonora mais ce n’est pas facile pour lui quand il a une folle qui se débats. Je regarde la scène puis je jette un œil à notre assistante sociale visiblement désespéré par le comportement de l’autre folle, un rire m’échappe. Nath me fait signe de me taire et de rentrer, ce que je fais pendant qu’Eléonora prend ma place.
J’entre dans le bureau suivi de près par Nath. La juge est assise dans le fauteuil derrière le bureau. Je m’approche de celui-ci, je m’assois sur un des deux fauteuils sans attendre la permission et je salue la juge Cole d’un signe de tête.
— Bonjour Meldrik. Comment vas-tu ? me demande Cole.
— Ça va et vous ?
Elle me répond un rapide “ça va” et elle se reconcentre sur sa recherche au milieu de tout son bazar. Nathanaëlle assise à côté de moi, me sourit gentiment, comme d’habitude quand on se retrouve assis là. Je reporte mon regard sur Cole, je constate que ses cheveux blonds sont toujours attachés en chignon bien tirés sur le haut de son crâne.
Je me rappelle là fois où j’ai testé les limites de sa patience. Ce jour-là j'ai pris plus d’heure de travaux d’intérêt général que je n’aurais dû. Je n’ai plus jamais recommencer, ça aurait été la première et dernière fois que j'ai tenté l’expérience.
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Victoria.Arroyo.Autrice
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